Playlist

PLAYLIST #29

SALADE D’ENDIVES

PHYSIQUE :

  • Béla Bartók – Konzert Für Orchester / Musik Für Saiteninstrumente Schlagzeug Und Celesta (RIAS Symphonie-Orchester Berlin, Radio-Symphonie-Orchester Berlin, Ferenc Fricsay) (Deutsche Grammophon, CD) [1954-1957]
    Performances remarquables de deux oeuvres orchestrales impressionnantes et révolutionnaires de l’ami Bartók, compositeur hongrois de génie qui, au travers d’une carrière trouble ponctuée d’oeuvres puissantes et expérimentales à souhait, réussira à synthétiser musique post-romantique, dodécaphonisme et folklorisme en un style totalement unique et personnel…
    Le concerto pour orchestre est une de ses dernières oeuvres, composée en 1943 (deux ans avant sa mort), pendant sa période d’exil aux États-Unis… C’est un monument de noirceur opaque et de violence parfois tonitruante, qui, créé tel un dédale de couloirs labyrinthiques infinis, enserre l’auditeur progressivement dans un étau cauchemardesque. Fun times.
    La « Musique pour cordes, percussion et celesta », peut-être encore plus troublante, fut composée pendant une période archi-sombre (1936) : montée de l’Allemagne nazie, purges staliniennes, guerres civiles à droite à gauche… On sent dans cette musique désespérée et fêlée qu’elle n’est que le reflet d’un monde en déroute, qui se prépare à vivre sa page d’histoire la plus cauchemardesque (seconde guerre mondiale). Absolument pétrifiant.

  • Smetana – Má Vlast (Rafael Kubelík, Czech Philharmonic Orchestra) (Supraphon, CD) [1990]
    Má Vlast… Ma patrie… Superbe série de 6 poèmes symphoniques que le compositeur tchèque Bedřich Smetana a dédié à son pays bien-aimé. Très patriotique, Smetana fut le premier compositeur à utiliser des éléments tirés du folklore tchèque dans sa musique. On lui doit près de 150 oeuvres et son influence se fera sentir chez ses compatriotes Antonín Dvořák et Zdeněk Fibich ; mais aussi chez l’Autrichien Arnold Schönberg.
    Kubelík, chef d’orchestre, est reconnu comme étant le maître incontesté de Má Vlast. Il dirigea le cycle en spectacle et l’endisqua un grand nombre de fois, avec différents orchestres… Mais c’est cet enregistrement sur Supraphon qu’il faut prioriser car, en plus de la performance remarquable et de la joie communicative qui existe entre les musiciens, le chef et le public tchèque, cet enregistrement représente le retour de Kubelík en République-Tchèque à la tombée du rideau de fer (1990), après de nombreuses années d’exil. C’est une véritable célébration de retrouvailles, pleine de vie, de bonheur débordant et, évidemment, de musique euphorique (parmi la plus belle au monde).

  • Vinko Globokar, Luciano Berio, Karlheinz Stockhausen, Carlos Roqué Alsina – Discours II / Sequenza V / Solo Für Melodie-Instrument Mit Rückkopplung / Consecuenza (Deutsche Grammophon, CD) [1969]
    Je continue mon périple audacieux à travers le coffret « Avantgarde » de DGG avec ce quatrième CD qui propose des oeuvres disparates et fascinantes pour le trombone, instrument que vous allez entendre ici comme jamais auparavant. En premier, nos tympans ébahis assistent à un discours pour 5 pistes de trombones superposées, gracieuseté du tromboniste français d’origine slovène Vinko Globokar. On est ensuite aspiré dans l’univers foutraque et aride de l’Italien Luciano Berio, avec l’une de ses fameuses « Sequenzas », celle-ci pour trombone solo. Le son du trombone fait presque penser à la voix des adultes dans Peanuts (Snoopy Rulz !) mais on entend pas toujours à rire avec ces notes basses et dronesques. On poursuit dans le trouble, l’incertitude et les ténèbres avec deux pièces de musique concrète pétrifiantes de l’Allemand Karlheinz Stockhausen, clairement mon moment préféré du disque. Stockhausen utilise avec brio le « tape delay » (et des vois austères et fantomatiques) pour déconstruire le solo de trombone et lui donner des teintes surréelles… On termine le disque avec le compositeur français d’origine argentine Carlos Roqué Alsina, pour trois courtes pistes qui nous ramènent un peu à l’esthétique de celle de Berio.

  • Neil Young – Comes A Time (Reprise, CD) [1978]
    Neil en mode country, un peu électrique par bouts, surtout acoustique…. Neil qui chante des chansons simples, touchantes, belles, belles, belles (oh, à part « Motorcycle Mama » qui dépareille un brin mais que j’aime quand même tendrement). Un album tout à fait charmant, avec une production très ample et étagée, des musiciens hors pair (le Cheval Fou est de la partie sur certaines pièces !) et les back-vocals magiques de Nicolette Larson.

  • Lucid Dreams – Lucid Dreams (Astral Industries, 2 x Vinyle) [1996]
    Je veux absolument tout posséder en provenance de Astral Industries mais malheureusement, j’aime aussi me nourrir et avoir un toit au dessus de ma tête, donc je dois me limiter à seulement quelques unes de leurs mirifiques sorties… Je n’ai cependant pas pu résister à cette belle réédition de ce très étrange (et très particulier) disque de spoken word / drone ambient cosmique. On entend ici l’écrivaine et philosophique Celia Green (ainsi que d’autres) narrer des passages de son bouquin « Lucid Dreaming: The Paradox of Consciousness During Sleep » (paru en 1968). Cela parle de rêve éveillé, d’états hallucinatoires, d’apparitions, d’expériences « out of body » et de perception extrasensorielle… Et la musique, elle aussi très rêveuse, confuse et fantasmatique, est une parfaite assise au texte narré. Un beau voyage un peu troublant vers d’autres états de conscience. À recommander à ceux qui ont aimé « Invention for Radio No. 1: The Dreams » de Delia Derbyshire.

  • Roberto Zahurim & Stephen Murphy – ATLANTIAN: Thérapie vibrasonique (Les Distributions CELEST, Cassette) [année inconnue]
    Une merveilleuse cassette de New Age québécois que j’ai trouvé jadis, à l’époque où je ramassais à peu près tout du genre sur quoi je pouvais mettre la main. Zahurim et Murphy nous convient à un beau voyage sonore très planant et mélancolique, le tout agrémenté de signaux sonores censés inviter notre corps et notre être tout entier à un équilibre (et ce genre de choses auquel on croit ou non). Les synthétiseurs assez froids (très Klaus Schulze 80s-style) sont la principale matière sonore exploitée ici, avec quelques vocaux disséminés ça et là. Le genre de truc qui pourrait sortir en tant qu’album de DS fantaisiste demain matin et qui remporterait un fort succès.
    L’album prend une tournure très dronesque/mystique/weird à mi-chemin cependant, ce qui me plaît énormément. J’adore en particulier ce long drone (avec déflagrations de claviers biscornues) au début la face B, avec field reocrdings d’eau et de nature en prime.

  • Hole Dweller – Flies The Coop (Dungeons Deep Records, Vinyle) [2019]
    L’un des albums de DS les plus célébrés des 5 dernières années et une magnifique entrée en matière pour une des discographies les plus riches dans le créneau. Ce premier opus de Hole Dweller est fabuleux : des mélodies enfantines et enchanteresses, portées par ces claviers analogiques croustillants et lo-fi (très 80s) ; avec des field recordings forestiers en fond sonore. Il y a cette nostalgie, cette féérie chez Hole Dweller qui rend le projet tellement attachant. C’est comme une ballade dans un sous-bois brumeux, mystérieux mais accueillant.

  • Til Det Bergens Skyggene – Vandringen I (Skoglandskap) (Voldsom Musikk, Cassette) [2011]
    Incroyable EP de monsieur Voldsom (alias mon artiste/label préféré dans le genre, disons à égalité avec l’ultra-prolifique Evergreen). Du synthé donjonné atmosphérico-nostalgique-épique-planant-ravissant-old-school. Le genre de musique dont je ne me lasse jamais.

  • Criptadel – Brutal Imperium (Gondolin Records, Cassette) [2023]
    Dungeon synth fantaisiste-martial-guerroyant-oppressif-cinématographique. On imagine une armée d’orcs se préparant à envahir le monde libre, leurs haches de guerre à la main, le sourire perfide au coin d’la bouche (aux dents acérées, of course). Comme toujours, Gondolin ne sort que la crème de la crème.

  • The Microphones – « The Glow » Pt. 2 (K, CD) [2001]
    Souvent considéré comme le meilleur disque pour entrer dans l’univers très particulier et personnel de Phil Elverum / Microphones / Mount Eerie. On tient là un énorme chef d’oeuvre d’indie folk mélangeant avec brio slacker rock psychédélique, avant-folk lo-fi et noise-rock. Elverum est un des meilleurs compositeurs et auteurs de sa génération. Le maître mot ici est : ÉMOTION.

  • Mount Eerie – A Crow Looked At Me (P.W. Elverum & Sun, Ltd., Vinyle) [2017]
    Un disque très éprouvant que je n’ai pas écouté depuis 2020, pour des raisons personnelles. Est-ce de la musique ? Est-ce plutôt une thérapie sur disque ? Un journal intime que nous, auditeurs, pouvons consulter, avec l’impression d’être presque des voyeurs ?
    Cet album que Phil Elverum a enregistré rapidement, dans la tourmente, après la mort de sa femme Geneviève, c’est une tentative d’exprimer ses impressions, sentiments et réflexions de la manière qu’il (je crois) connaît le mieux : la musique.
    Comme il le dit : ce n’est pas pas de l’art. La mort, c’est vrai (et final). Quelqu’un est là et puis soudain, non. Et il ne sera plus jamais là. Peu importe qu’on ait partagé sa vie intime et tout ce que ça implique de profond et de personnel, peu importe que cette personne vive métaphoriquement dans nos souvenirs… La réalité, c’est qu’on ne la reverra plus jamais. Ouf.
    Tenter de ré-apprivoiser le quotidien, les habitudes de la vie, les obligations ; tout en digérant son deuil en filigrane, le sentiment de manque, l’absence de l’autre ; en sachant que nous ne serons plus jamais pareil. Se reconstruire, dans l’anéantissement de soi. Voici ce que ce disque-expérience tente de faire. Un truc incroyablement humain, profond, beau, essentiel… mais aussi tellement crève-coeur et tellement (trop?) personnel qu’il faudrait être profondément sociopathe pour ne pas écouter sans avoir tout le poids du monde sur l’âme.
    Mais encore une fois, pour vous parler franchement très personnellement (Phil et moi, on a vécu des choses très similaires), ce disque est nécessaire.

  • Bekëth Nexëhmü – Dauþuz (Purity Through Fire, CD) [2016]
    La première démo d’un de mes projets de black metal atmosphérique préféré de tous les temps, fronté par le superbe Swartadauþuz (aka « the hardest working man in Black Metal today »). On comprend que dès sa formation (quasi improvisée, à en croire les liner notes), Bekëth Nexëhmü avait un son qui leur était totalement propre : black metal hivernal, anguleux, racé, très freeform mid-tempo, dark ambient à ses heures, toujours hypnotique et hautement inspiré.
    Le tout a été enregistré en 2010 originellement, en une soirée de déchéance et de déraison.

  • Gab Paquet – La Force d’Éros (Duprince, Vinyle) [2021]
    La LUXURE, la LUBRICITÉ, la CONCUPISCENCE et la VOLUPTÉ LIBIDINEUSE sous forme sonore, que le célèbre chanteur de charme le plus excentrique de la province a réussi à matérialiser sur ce beau disque d’un rose éclatant et fantasque. Meilleur que toutes les ballades FM 90s sirupeuses du monde entier, aussi exalté et charnel que Gainsbourg en mode quasi-Gainsbarre… Appelez Gab au 1-800-666-SEXE et vous vivrez une nuit inoubliable.

  • Novos Bahianos – Novos Bahianos (Som Livre, CD) [1970]
    Court EP de ce légendaire groupe brésilien qui nous livrent 4 excellentes pièces d’Acid Rock ensoleillé croisé à du Blues et d’la Samba psychédélique. Essential stuff pour tous ceux qui s’intéressent à la musique brésilienne de la contre-culture des sixties et seventies.

  • Novos Baianos – Acabou Chorare (Som Livre, CD) [1972]
    Encore eux ! Un des disques meilleurs disques brésiliens de tous les temps et le magnum opus des Nouveaux Bahianais. Ce qui fait la magie de l’album, c’est ce côté effortless tellement rafraichissant ; on dirait des amis qui ont juste du gros fun à faire de la musique, ne sachant pas qu’ils sont en fait d’enregistrer un album d’une importance capitale. Les chansons ? Toutes formidables et débordant à rabord d’harmonies vocales éblouissantes, de guitares festives, de percussions exaltantes, de basse sautillante, d’énergie folle et de candeur galvanisante. Impossible de ne pas tomber éperduemment en amour avec ce disque dès la première écoute ; et avec le Brésil tout entier par le fait même ! Même mon fils de 5 ans (le très cool James Finn Pélissier) est un gros fan de « Tinindo trincando ».

  • Frank Zappa – Hot Rats (Rykodisc, CD) [1969]
    Un des meilleurs de l’oncle Frank. Un album qu’on ne présente plus. Chef d’oeuvre absolu de Jazz Fusion bizarroïde et folichon (Jazz is not dead, it just smells funny, de dire Zappa), avec ses compositions incroyables remplies à rabord de mélodies singulièrement excentriques, livrées par une cohorte d’instrumentistes absolument fabuleux (Ian Underwood, John Guerin, Don « Sugarcane » Harris, Jean-Luc Ponty, Paul Humphrey, Ron Selico, Shuggie Otis et Max Bennett… what a DREAM TEAM !!!).

  • Banco Del Mutuo Soccorso – Io Sono Nato Libero (BMG Ricordi S.p.A., CD) [1973]
    Prog italien de très très haut calibre, avec un premier morceau monumental de plus de 15 minutes (« Canto nomade per un prigioniero politico ») qui est une petite symphonie en soi, alternant entre passages folk pastoral ultra mélancoliques/touchants (avec cette chaleur toute méditerranéenne) et d’autres beaucoup plus alambiquées, sombre, ultra complexes et même avant-gardistes (par bouts). L’atmosphère est absolument indescriptible (entre tension, angoisse, mystère et beauté brute). On tient là un des plus gros joyaux de toute la scène prog italienne. Le reste de l’album est presqu’aussi excellent. Est-ce leur meilleur album ? Selon moi, ça se joue entre lui et « Darwin », le précédent.

  • Shape Of Despair – Angels Of Distress (Hammerheart Records, Vinyle) [2001]
    Préparez vos mouchoirs car les doomeux-gothico-funéraleux de Shape of Despair vont vous asséner une grosse dose de pathos à l’état brut en pleine gueule ! Dans le genre « lent », « magnifique » et « atmosphérique », on fait difficilement mieux que les Finlandais. Rythme extrêmement lent, vocaux d’outre-tombes éplorés, voix féminines sublimes qui volent au dessus du précipice langoureux, claviers mortuaires omniprésents, guitares écrasantes… Tout est finement utilisé ici pour transporter l’auditeur métaphoriquement dans un cimetière surréaliste en suspension dans un quelconque brouillard victorien.

  • Aretha Franklin – Aretha Now (Atlantic, CD) [1968]
    Juste un masterclass total de southern pop soul de la plus grande chanteuse américaine (disons ex-aequo avec Nina et Billie). Une première moitié en forme de paradis sonore (Think, I Say a Little Prayer, See Saw, etc…) et une deuxième Face qui est presque aussi incroyable. Absolument rien à jeter ici.

  • Merzbow & Oren Ambarchi – Cat’s Squirrel (Hospital Hill, CD) [2013]
    Première collaboration juste en duo pour le Japonais Merzbow et l’Australien Oren Ambarchi, deux sommités en matière de musique expérimentale et aussi deux mecs qui sont dans la compétition non-officielle des mecs avec la discographie la plus longue de tous les temps (Masami est en avance !). On est ici en mode « gros mur de son noise psychédélico-chaotique bourré de reverb », ce qui n’est forcément pas pour me déplaire. J’ai passé un EXCELLENT moment.

  • Merzbow – Peace For Animals (I Shall Sing Until My Land Is Free, CD) [2007]
    Comme je suis un dangereux psychopathe, une dose de Merzbow n’est pas toujours suffisante. Donc le revoici, pourfendant nos conduits auditifs de sa harsh noise céleste et pro-animalière. Trois pistes pleines d’idées folles, de grandeur architecturale et d’abrasions diverses, chacune possédant une atmosphère qui lui est propre. Le morceau de bravoure, « No More Exploitation of Animals » (33 minutes et des poussières) est une de mes pièces préférées du maître, avec des espèces de voix chantantes déconstruites au possible, des sirènes apocalyptiques, du drone sous-jacent bien gloupide et des passages où la basse bien chaotique te laboure l’être tout entier.

  • Sleepytime Gorilla Museum – Of The Last Human Being (Avant Night, CD) [2024]
    J’aime ça moi des retours inespérés comme ça ! Après une pause discographique de 17 ans, nos amis du cirque sonore déjanté qu’est le Musée du Gorille (endormi) ressurgissent de leur néant obtus et livrent ici un de leurs meilleurs albums ; juste comme ça. RKO OUTTA NOWHERE ! Ça sonne comment la musique de SGM ? Comme un beau mélange complètement givré de Henry Cow/Art Bears, Swans, Korn, Danny Elfman, Gentle Giant, Einstürzende Neubauten, Univers Zéro, Tom Waits, Frank Zappa, Diamanda Galas, Taraf de Haïdouks, Mayhem et Stravinsky. Désorientant au possible, mais délicieusement.

  • Piero Umiliani – Il Marchio Di Kriminal (Dagored, Vinyle) [1967]
    Trame sonore très jazzy-bossa-nova-funky d’un Giallo par monsieur « musique de bibliothèque » en personne ? Que demander de mieux pour terminer un deux semaines de musique folle folle folle ?

STREAMING :


GUILLAUME P. TRÉPANIER

Sélection récente, de gauche à droite :

  • Snail Mail – Lush (2018) [US]
    Alors qu’elle n’avait que 18 ans, Lindsey Jordan alias Snail Mail lance son premier album, Lush. Une oeuvre indie rock mélancolique et sombre qui témoigne d’une grande maturité malgré son jeune âge. S’il y a des fans de l’album Rather Ripped de Sonic Youth dans la salle, vous ne serez pas dépaysé avec celui-ci.

  • The Chronicles Of Father Robin – The Songs & Tales Of Airoea – Book 1: The Tale Of Father Robin (2023) [Norvège]
    Épopée conceptuelle en 3 volumes par un supergroupe de prog norvégien actuel. Avec une carte de référence style « fantasy » à l’intérieur, le magnifique artwork de Lars Bigum Kvernberg et une musique puissante style rétro, ce premier opus représente un des plus belle lettre d’amour au rock progressif que je connaisse.

  • The Chronicles Of Father Robin – The Songs & Tales Of Airoea – Book II: Ocean Traveller (Metamorphosis) (2023) [Norvège]
    Je ressens des influences subtiles de Robert Wyatt, Camel et Gentle Giant à travers ce deuxième volume de Chronicles of Father Robin, mais avec des compositions originales, magnifiques et super engageantes. J’ai été totalement charmé par Ocean Traveller.

  • The Beatles – Now & Then (2023) [UK]
    Je ne m’étais fait aucune attente face à la sortie d’une tune inédite des Beatles, je n’avais pas fait de recherches à savoir de quoi il s’agit. J’ai ouvert l’onglet YouTube par principe en me disant que ça allait être le fun, sans plus.
    À la fin de mon écoute, j’me suis surpris à être ému et bouleversé.
    Fuck, une tune de John qui parle nébuleusement de deuil, d’amitié, de reconnaissance. Paul qui chante avec lui, George et son mélancolique solo, Ringo qui Ringotte, des arrangements de cordes fantomatiques. Ok, je vais l’acheter votre mausus de single.

  • Nome Noma 2 Québec Post-Punk et New Wave (compilation de 2023) [QC]
    J’attendais ce volume 2 avec impatience et je n’ai pas été déçu. Solide sélection, peut-être encore plus osée que le premier. J’adore faire la découverte de bijoux cachés d’ici, alors je suis servi.
    Gros coup de coeur, encore une fois, pour le visuel/graphisme du livret d’informations et de la pochette!

  • Akira Yamaoka – Silent Hill (1999) [Japon]
    Bande sonore mythique pour le premier Silent Hill, jeu vidéo publié sur la Playstation 1. Dark ambient, drone, noise, trip hop… avec des tones de synth surprenant! La force de Yamaoka est de passer par différentes gammes d’émotions à travers tout ces genres… On y ressent tant de l’espoir que de la mélancolie ou de l’horreur et du suspense.

  • Akira Yamaoka – Silent Hill II (2001) [Japon]
    Suite logique au premier opus, Yamaoka pousse la note encore plus loin ici en ajoutant à sa recette des moments un brin « alternative rock » à la guitare. Encore plus mélodique que Silent Hill 1, ce deuxième volume est ce qu’on appelle un chef-d’œuvre dans le monde des bandes sonores de jeu. Un incontournable!

  • John Williams – Home Alone (1990) [US]
    Après Jaws, Star Wars, ET, Indiana Jones ou encore Rencontre du 3e type, John Williams aurait pu en laisser pour les autres, mais non! Il avait un autre classique à pondre dans le cadre d’un film de Noël.
    Suis-je fou ou j’entends des subtilités de sa future bande sonore pour Harry Potter là-dedans?

  • Green Day – Dookie Demos (1994) [US]
    Les démos de Dookie sont très intéressants à entendre pour les fans finis de Green Day. On y constate que certains textes ont complètement changé, comme dans me cas de Basket Case. Ou encore, on peut y découvrir la magnifique When It’s Time.

  • Green Day – Dookie Outtakes (1994) [US]
    Je ne le savais pas en me procurant le coffret, mais j’avais besoin des outtakes de Dookie.
    Des versions mieux produites de Christie Road et de 409 in Your Coffee Maker = oui.
    Je ne savais pas que leur reprise de Tired Of Waiting For You des Kinks originait des sessions de Dookie. J’ai toujours adoré leur version.
    JAR et On The Wagon sont deux petites perles cachées. Bref, merci!

  • Green Day – Woodstock 1994 (1994) [US]
    Un de mes lives préférés où le band est en feu et où tout part en déroute avec le fameux « mud fight ». Un concert historique, un essentiel pour les fans. La conclusion du disque avec Paper Lanters (de 8min) et Shit Show est épique.

  • Green Day – Live In Barcelona (1994) [US]
    Ce live à Barcelone est une belle surprise du coffret. Ce qui est surtout le fun, c’est d’entendre des tunes du premier album de Green Day, mais jouées avec plus d’expérience et surtout, Tré Cool au drum qui te leur donne tout un tork de plus.

LÉON LECAMÉ

  • Mysteria – Winds of the Void (black metal vampirique / dungeon synth)
  • SabaSaba – Unknown City (post industriel / darkwave) 
  • Monika Roscher Bigband – Of Monsters and Birds (experimental big band / prog / math rock / zeuhl)
  • Sleepytime Gorilla Museum – Of the Last Human Being (avant-prog-metal, RIO)
  • Raja Kirik – Phantasmagoria of Jathilan (post-Industriel, Kuda kepang, ritual ambient)
  • Inwendt Faerte – Of Nightfall And Shrouded Thoughts (dungeon synth)
  • The Recognition Test # 336 (drone / experimental / ambient)
  • Hainbach – The One Who Runs Away Is the Ghost Soundtrack (ambient soundscapes)
  • Pink Mass – Nympho Commando EP (blackened crust / grindcore)

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