SALADE D’ENDIVES
PHYSIQUE

- Maria João Pires, Schubert – Le Voyage Magnifique (Schubert • Impromptus) (Deutsche Grammophon, 2 x CD) [1997]
Parmi les oeuvres romantiques pour piano seul, les Impromptus de l’Autrichien Franz Schubert sont aisément dans le top 5 de ce qui fut composé dans le genre. Il existe plusieurs versions splendides, comme celle très fluide et délicate de Alfred Brendel ou encore celle très personnelle de l’excellent Radu Lupu… mais la plus magnifique, poétique et « juste » selon moi, c’est celle-ci. La pianiste portugaise rend pleinement justice au miraculeux de Schubert. Laissez-vous emporter dans ce voyage magnifique…
- Bernd Alois Zimmermann – Ballet blanc en cinq scènes pour violon, violoncelle et piano; Intercomunicazione per violoncello et pianoforte (Deutsche Grammophon, CD) [1969]
7ème CD du fantabulesque coffret « Avant-Garde » de DGG présentant cette fois deux oeuvres de musique de chambre très austères (voir démoniaques, parfois !) pour piano et cordes d’un compositeur allemand trop méconnu encore. Ce ballet blanc et ce Intercomunicazione vont vous surprendre, vous faire frémir et vont assurément activer tout un cinéma intérieur dans vos petites matières grises… Malheureusement, Zimmermann se donnera la mort en 1970, soit un an après la sortie de ce disque. Je crois que je vais devoir plonger plus en profondeur dans son corpus, car je suis sous le charme (suranné) de ce disque on ne peut plus perturbant.
- Mike Oldfield – Tubular Bells (Virgin, CD) [1973]
Je me replonge dans mes amours de jeunesse… Fut un temps où ma discothèque était uniquement composée d’une dizaine de CDs et Tubular Bells était l’un deux. Quel plaisir de réécouter ce disque… C’est comme retrouver un vieil ami (dans la joie et l’euphorie) et réaliser qu’on est encore tout à fait complémentaires, que le plaisir est toujours intact, que la magie opère exactement de la même manière qu’il y a (bientôt) 25 ans !
Mike était juste un génie. Le petit salaud n’était même pas majeur quand il a commencé à concevoir son « cycle » magistral. Oeuvre accouchée dans la douleur, dans le mal-être, à travers les larmes et le désespoir probant… Le mal de vivre, c’était le lot du jeune Oldfield à l’époque. Et la musique : sa muse, son refuge… ce qui l’aidait à outrepasser sa souffrance. Et cette souffrance, on l’entend à travers cette oeuvre incroyable. L’émotivité y est à fleur de peau. MO a absolument tout donné pour créer Tubular Bells. Sa santé physique et mentale, son âme, son énergie vitale… Des nuits blanches d’enregistrement, de multi-tracking, de prod. On comprend que c’est l’album d’une vie (même si il réussira même à faire mieux par la suite ! si-si !), un « statement » musical à tout rompre ; comme certains compositeurs vont livrer à la fin d’un long parcours de création… mais rappelons ici qu’il s’agit d’un tout premier album solo pour un type qui a alors uniquement 19 ans lorsqu’il l’enregistre… Fou, fou, FOU.
Et la musique ? Un savant et très personnel hybride de folk onirique, de rock progressif, de proto-ambient, de musique répétitive-minimaliste (influence avouée de Terry Riley), de musique classique, de proto-musique du monde et j’en passe. Mike joue d’une vingtaine d’instruments et crie aussi comme un homme des cavernes (de manière proto Death Métallique, comme si cet album n’était pas déjà assez fou comme ça). Je vais arrêter d’écrire parce ce que ça commence à ressembler à une critique dithyrambique ou à une lettre d’amour… Bref, oeuvre COLOSSALE.
- Negură Bunget – ‘n Crugu Bradului (Code666, CD) [2002]
Génial groupe qui nous provient de Transylvanie (on peut difficilement faire mieux niveau « origine géographique » pour un band de BM !). Les Roumains nous offrent ici un black metal atmosphérique assez grandiose et biscornu, mélangeant plusieurs styles et influences… Il y a du prog-rock (la durée des morceaux, leur côté architectural), de l’avant-gardisme (ces riffs dissonants et ces changements de tempos), du folk traditionnel, de l’ambient, du black sympho, du doom… C’est un beau chaos vespéral et fantasmagorique ; très désordonné mais très ambitieux… et surtout jouissif.
- Bill Evans – Trio 64 (Verve Records / UMe, Vinyle) [1964]
Quoi de mieux pour finir une soirée de musique dans le calme et le bonheur que le grand Bill Evans en mode cool jazz/post-bop très smooth et accessible, accompagné par les excellents Paul Motian à la batterie et Gary Peacock à la contrebasse ? impossible de ne pas passer un agréable moment avec de si grandes pointures, même si ils sont en mode « comfortable » ici. Je me dois aussi de recommander ce pressing (datant de 2021) qui sonne littéralement comme si les trois dudes jouaient dans ma salle d’écoute.
- Les Diables Du Rythme – Pa Appuyé Sous Dos’m (Marc Records, Vinyle) [1971]
Un des meilleurs albums de compas haïtien que j’ai entendu dans ma vie. Le groove est sans pareil. Ça pue le swag à plein nez. Les arrangements sont grandioses, le clavier sublimissime, les vocaux de Raymond Dormus et Jean-Larose sont magnifiques. À expérimenter de toute urgence pour quiconque s’intéresse (ou souhaite commencer à s’intéresser) à la musique caribéenne des années 70.
- Unwound – New Plastic Ideas (Kill Rock Stars, CD) [1994]
2ème album en carrière pour l’un de mes groupes rock préférés des années 90. Le son d’Unwound est un savant et irrésistible mélange de post-hardcore, de noise-rock anguleux, de post-rock (à la Slint) et de emo ; avec un soupçon de slowcore. Les riffs sont énormes, le drumming de Sara Lund est complètement fou, les tounes sont immenses et l’émotion brute est au rendez-vous d’un bout à l’autre.
- John Zorn – Baphomet (Tzadik, CD) [2020]
Composition de 39 minutes de Sieur Zornounet pour le groupe Simulacrum, composé de l’organiste John Medeski (Medeski, Martin & Wood), du guitariste Matt Hollenberg (Cleric, Shardik) et du batteur Kenny Grohowski (Imperial Triumphant). Ce trio de musiciens ARCHI-excellentissimes sont ici en mode « avant-brutal-prog-free-jazz-métallique-dans-ta-gueule-jeune-con ». Les fans de Naked City, de Painkiller et de Moonchild (autres projets de John Zorn) vont ADORER ce nouveau projet qui ratisse large.
- Battiato – Sulle Corde Di Aries (Sony Music, CD) [1973]
Prog-folk italien expérimental, minimaliste et très space-rock, avec une vertigineuse première piste de 16 minutes en ouverture qui sonne comme un glorieux mélange de Mike Oldfield, Tangerine Dream et Ash Ra Tempel. Les fans de prog avant-gardiste et de musique planante doivent absolument explorer ce petit bijou de toute urgence !
- High Rise – High Rise II (Black Editions, Vinyle) [1986]
Du gros garage-noise-punk-psych-rock japonais avec de la guitare hendrixienne tranchante hyper jouissive et un son très très cru. Un classique du genre, réédité par les bons soins de Black Editions.
- Funkadelic – Standing On The Verge Of Getting It On (Westbound Records, Vinyle) [1974]
Les maîtres incontestés du groove nous servent ici une autre platée de leur P-Funk à la croisée des chemins du rock psych, de la funk et du hard rock. Eddie Hazel (un des meilleurs guitaristes de tous les temps) est dans une forme remarquable tout le long. Les pièces courtes sont fabuleusement entrainantes/dansantes et les pistes plus longues sont renversantes. Quand on mets un Funkadelic ou un Parliament sur la table, on ne se trompe jamais !
- Immolation – Here In After (Metal Blade, CD) [1996]
Ce deuxième album de la légendaire horde américaine est un grand cru. Du Death Metal technique, caverneux, oppressif, dissonant, dévastateur ; avec un drumming magistralement inventif et des riffs hallucinogènes. Everything you want in a Death Metal record.
- Nina Simone – Baltimore (CTI Records, CD) [1978]
Un excellent Nina tardif, doté d’une production très lisse, avec une cantatrice souvent en mode pop-soul. La pièce titre, fabuleuse, a un beat reggae bien groovy qui restera imprimé dans votre cerveau à jamais.
- Julia Holter – Have You In My Wilderness (Domino, CD) [2015]
Un disque de art pop baroque moderne absolument renversant que je considère comme un des meilleurs du genre et auquel je reviens très très souvent. Julia vient d’un background plus expérimental mais « In My Wilderness » est vraiment son opus le plus accessible mais pas moins recherché pour autant. Les pièces sont magnifiquement composées, bourrées de petits détails sonores splendides et supportées par une instrumentation riche et une prod luxuriante. En 2015, Kate Bush a finalement trouvé une rivale de calibre en frais de pop artistique, libre et hyper-inventive.
- Michael Pisaro, Oswald Egger, Julia Holter – The Middle Of Life (Die Ganze Zeit) (Gravity Wave, CD) [2013]
On retrouve Julia Holter dans son versant plus expérimental, alors qu’elle co-compose avec l’Américain Michael Pisaro une oeuvre basée sur des poèmes de l’Italien Oswald Egger.
La pièce de presque 50 minutes s’articule autour de deux enregistrements de terrain naturalistes. Le premier est prélevé depuis les rives de la rivière Große Mühl (côté autrichien) ; le second, enregistré 500 mètres plus loin, toujours aux abords de la rivière.
Ces deux field recordings (reposants, hypnagogique et parfois mystérieux) accompagnent une musique très minimaliste, qui se décline en drones paisibles, façonnés d’instruments distants (piano, guitare, flute), de tons sinusoïdaux et de samples d’autres oeuvres de Pisaro. La narration des poèmes de Egger (en différentes langues, par différents intervenants, dont Egger lui même) vient parfaire le tableau.
Puis, à 39 minutes environ, on entend la voix de Holter qui chante un air magnifique, aux sonorités médiévales. Elle est ensuite relayée par Pisaro au piano, qui interprète « For One or More Voices » (une compo de Holter) et c’est immensément beau. Le tout se conclue comme cela a commencé, dans cette mer de sons aquatiques, de chants d’oiseaux, de vent gémissant… Paisiblement, sereinement.
- Trhä – Endlhëdëhaj Qáshmëna Ëlh Vim Innivte (Ixiol Productions, Vinyle) [2022]
10ème album de mon one man band préféré en frais de black métal atmosphérique (mais pas que !). Trhä c’est le projet musical le plus prolifique de Damián Antón Ojeda, qui oeuvre aussi sous une dizaine de noms d’emprunts, tels que Sadness (blackgaze, post-metal dépressif), Life (screamo, post-rock), Nänmëë (ambient) et Comforting (black noise, indus), pour ne nommer que ceux là… On parle donc d’un musicien hyper-polyvalent et workaholic à outrance…
Y’a rien comme Trhä. C’est un mélange de black atmo HYPER lo-fi, de dungeon/winter/comfy synth, de screamo avec des relents de blackgaze et d’experimentations sonores diverses ; du genre qu’on n’entendrait pas sur un disque « normal » de BM (Il y a un morceau ici qui sonne comme un générique d’animé japonais tout Kawai, pour vous donner une idée).
Si pour vous l’idée d’entendre Varg Vikernes s’amuser avec des boîtes à musique de Noël tout en écoutant Elfend Lied sonne comme une bonne chose, Trhä vous est TOTALEMENT conseillé.
- NTM – Suprême NTM (Epic, 2 x Vinyle) [1998]
Chant du cygne pour le duo Kool Shen et Joey Starr. Gros gros classique du rap français, avec une prod et un son Boom Bap / Hardcore très east coast (les fans de Mobb Deep seront en territoire connu). Je ne suis pas le plus gros connaisseur/amateur de rap français, mais je pense que ce disque est un essentiel pour tout collectionneur pour voir ce que la scène offrait de mieux dans les années 90.
- Ithildin – Arda’s Herbarium : A Musical Guide To The Mystical Garden Of Middle-Earth And Stranger Places Vol. III (Voices Of The Ainur, Cassette) [2022]
Pour avoir échangé virtuellement plusieurs fois avec le mystérieux monsieur Ithildin, je pense que je peux dire avec certitude qu’on retrouve vraiment beaucoup de sa personnalité dans sa musique : ses côtés rêveur, enfantin, amoureux de la nature, mystérieux, enchanteur, geek, fan de jeux vidéos (même si il n’a jamais le temps d’y jouer… et moi donc), fan de psych/prog, fan de Tolkien/SF (bin kin !) et fan du Plantasia de Mort Garson.
La série « Arda’s Herbarium » est sans conteste une des plus belles suites d’albums (toujours en cours) dans le merveilleux domaine du synthé donjonné-forestier-confortable. Ces courtes vignettes sonores dédiées à toutes les plantes qu’on retrouve dans la Terre du Milieu sont un vrai régal. Des petits tableaux tantôt espiègles ou féériques, souvent cocasses, parfois mélancoliques/nostalgiques, mais toujours fascinants et immersifs.
- Crystalline Thunderbolts Pierce The Sacred Mountain – Blessed Hands Touch The Ophanim Under The Golden Rainbows (Phantom Lure, Cassette) [2023]
Le nouveau projet Keller Synth / EDM-Black-Métal-Schizo-Avant-Gardiste de Maurice de Jong (aussi seul maître à bord de Gnaw Their Tongues, Grand Celestial Nightmare, De Magia Veterum et au moins 10 autres projets de musique extrême tous plus fous les uns que les autres). C’est absolument cinglé, aussi ridicule que génial, speedé à mort, glorieusement jouissif et désorientant. Comme une game de Tetris satanique sur l’acide et sur les uppers.
- Solid Space – Space Museum (Dark Entries, Vinyle) [1982]
Groupe ultra obscur londonien qui n’a produit que ce seul album mais QUEL album ! Le meilleur mélange de minimal synth, de post-punk, de new wave et de néo-psychédélisme que j’ai entendu de ma vie, je crois bien. Un des aspects qui me fait le plus triper, c’est l’adéquation de sons électroniques (claviers FRETTES, synth-drum, oscillateurs) et acoustiques (guitare, basse, batterie, saxophone, clarinette). J’ai jamais entendu ces deux univers instrumentaux enchevêtrés comme ça, ni avant, ni après. Les tounes sont folles, à la fois très pop et vachement biscornues. Et l’ambiance, la thématique et le visuel (très spatial, lunaire, science-fiction) viennent rajouter à l’atmosphère d’un disque que je considère comme un quasi chef d’oeuvre DIY oublié. Très chaudement recommandé.
- Ralf Wehowsky, Lionel Marchetti – Vier Vorspiele / L’Oeil Retourné (Selektion, CD) [1998]
Oeuvre de musique concrète très dronesque de 24 minutes de sieur Marchetti, réalisée pour une installation plastique de Pierre-Jean Giloux, au Fort Beauregard de Besancon. En préambule, la réponse sonore à cette oeuvre par l’Allemand Ralf Wehowsky. Fascinating stuff pour ceux qui n’ont pas peur des musiques électro-acoustiques très minimalistes. Mon épouse dit que ça fait mal à la tête.
STREAMING

- Keiichi Okabe & Keigo Hoashi – NieR:Automata
https://open.spotify.com/album/6Nws2NAPuxaHzB7MfD1lhg?si=g_eKFCsiTLK1zdd-w0njOg - Cindy Lee – Model Express
https://cindylee.bandcamp.com/album/model-express - Cindy Lee – Diamond Jubilee
https://www.youtube.com/watch?v=_LJi5na897Y - Fen Lume – Finstarnessi
https://fenlume.bandcamp.com/album/finstarnessi - Feu de Saint-Antoine – Demo III
https://feudesaintantoine.bandcamp.com/album/demo-iii - Giygas – Giygas
https://giygasgiygas.bandcamp.com/album/giygas - J・A・シーザー* – 天使創造すなわち光 少女革命ウテナ オリジナル・サウンドトラック (La Fillette Révolutionnaire Utena)
https://www.youtube.com/watch?v=LT6_z8sPGWY - MISSISSIPPI RECORDS PHILADELPHIA, 03.04.24 (NTS.LIVE)
https://www.nts.live/shows/guests/episodes/mississippi-records-3rd-april-2024 - SARA A: COVERS SPECIAL, NEW YORK, 05.04.24 (NTS.LIVE)
https://www.nts.live/shows/sara-a/episodes/sara-a-5th-april-2024
GUILLAUME P. TRÉPANIER

Sélection récente, de gauche à droite :
- Majic Ship – Majic Ship (1970) [US]
Majic Ship, dont la vie prie fin à la suite d’un incendie qui consuma tout ses instruments, est une formation tristement méconnue, mais ô combien fantastique.
On a ici du acid rock de jeunes gringalets trippeux aux compositions fortes et maîtrisées, avec un feeling rappelant un Everybody Knows This Is Nowhere de Neil Young. L’album contient d’ailleurs une puissante reprise de Down By The River.
J’ai spinné mon disque 3 fois de suite à la suite de mon achat, ça s’écoute comme du beurre dans poêle.
- The Power of Zeus – The Gospel According to Zeus (1970) [US]
Puissante et intimidante formation de Détroit dans la même veine que Cream ou Black Sabbath, The Power of Zeus s’adonne au hard rock saupoudré de musique psychédélique pour le plus grand plaisir de surprendre son audience.
- Bachdenkel – Lemmings (1973) [UK/France]
Enregistré en 1970, mais publié pour la toute première fois en 1973, Lemmings est le premier opus du groupe anglais Bachdenkel, qui vivait alors en France.
La formation se distingue comme un power trio au son pesant, sombre, contrasté et aventureux, qui se promène entre le hard rock, le psych et le prog.
J’ai toujours eu un faible pour cette pochette mystérieuse et dark. Belle illustration!
- The Mops – Psychedelic Sounds In Japan (1968) [Japon]
Disque assez heavy pour l’époque, les Mops ont un son bien fuzzé, dynamique et catchy.
L’album ouvre en lion avec l’engageante « Asamade Matenai » et conserve son énergie jusqu’à la toute fin, avec au passage deux reprises de Jefferson Airplane et une des Doors, bien cuisinées à leur façon.
Quelle pochette cool et tape à l’oeil en plus!
- Neon Pearl – 1967 Recordings (1967) [UK]
Premier disque où on peut entendre le génie du batteur/compositeur/chanteur Peter Dunton à l’oeuvre. Du early-psych simple, minimaliste et ultra-efficace, envoûtant, catchy. Je possède la pire réédition et heureusement, Guerssen ont ressorti une édition « belle pochette » plus tard.
- Please – Seeing Stars (1969/2000) [UK]
Je suis un fan fini de Peter Dunton (Neon Pearl, Please, Gun, T2) et je n’en reviens pas que ce disque enregistré en 1969 n’ait ou voir le jour qu’en l’an 2000.
C’est un d’mes albums préférés du genre, des riffs puissants et d’une simplicité désarmante. Tout est misé sur les riffs d’orgue catchy, le drum bien boomy de Peter Dunton et sa voix unique et captivante.
Je suis certain que le fait que Peter soit un drummer/chanteur qui compose les parties d’orgue apporte vraiment une autre dimension au psychédélisme de Please, qui n’essaie jamais d’impressionner via des compétences musicales ou des effets sonores.
- Feu Doux – Feu Doux (2018) [QC]
Vous souvenez-vous de ce duo éphémère de musique d’ambiance douce et complètement enivrante que formait Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat) et Stéphane Lafleur (Avec pas d’casque)
Personnellement, c’est un album instrumental auquel je suis très attaché, il m’enveloppe d’une grosse couverture pour un p’tit temps et ça fait énormément de bien.
Est-ce qu’il y en a d’autres qui ont ce vinyle ici?
- John Prine – John Prine (1971) [US]
« When I woke up this morning, things were lookin’ bad
Seem like total silence was the only friend I had » sont les premières lignes avec lesquelles John Prine entame son disque éponyme.
S’en suit une série de textes poignants et interprétés avec une sincérité désarmante.
La chanson « Hello In There » est peut-être une des plus belles chansons country-folk du monde.
Une écoute accompagnée d’un café noir est fortement recommandée.
- Brian Eno – Ambient 1, Music For Airports (1979) [UK]
À une époque où tout ce qui pouvait se raccrocher à la pop dominait le marché, Brian Eno s’est dirigé vers la conception d’une oeuvre extrêmement minimaliste où l’atmosphère est reine.
Bien qu’il ne se passe pas grand chose dans cette musique, ça s’est avéré être un game-changer pour tout ce qui touche au monde de l’ambient avec un grand « A ».
Bonus : on retrouve mon idole Robert Wyatt au piano sur la première pièce.
- Vangelis – Soil Festivities (1984) [Grèce]
Vangelis possédait un don exceptionnel pour nous plonger dans un monde ou une ambiance bien précise. Polyvalent sur les thématiques, il nous offre ici des pièces dans un esprit bio/éco/nature à petite échelle.
Très inspirant dans la création de ma propre musique, c’est un top 3 de Vangelis pour moi.
- Santana – Santana III (1971) [US]
Il n’y a pas très longtemps, je soutenais encore que mon meilleur Santana était le premier, mais ce troisième opus m’a fait changé d’avis.
C’est devenu mon préféré.
Heavy psych, prog, jazz et musique latine s’enchaînent à merveille pour créer des morceaux éclatés et puissants.
- Jefferson Airplane – Bark (1971) [US]
Une pochette qui pourrait témoigner d’un album plus sombre, déglingué ou satirique, mais non… c’est peut-être un des plus « feelgood » du band.
Très acid folk/rock, on y retrouve des excellentes cut telles que Law Man (une de mes préférées de JA), Feel So Good, Pretty As You Feel, Crazy Miranda ou encore Wild Turkey.
Évidemment pas leur meilleur, mais je ne peux m’empêcher de lui donner un spin de temps à autre.
LÉON LECAMÉ

- Malconfort – Humanism (avant-garde black metal)
- INANNA – Transfigured In A Thousand Delusions (folk death metal)
- Insidius Infernus – Pale Grieving Moon (hellenic black metal, ambient black metal)
- Black Macha – Corundum Asteria (power electronics, distorted beats)
- UgUrGkuliktavikt – Organum Psychosis (dark ambient, organ drone, field recordings)
- smr.tni – unrelieving (death industrial, noise, heavy electronics)
- LSD March – Nikutai No Tubomi (drone, psychedelic rock, free improv)
- Anteomedroma / Angnath – split (black metal)
- Vladimir Bozar ‘N’ Ze Sheraf Orkestär – Universal Sprache (avant-garde metal, bossa nova, klezmer, dub, lounge, musique de cirque)
