Système de notation

Mon système de notation est basé sur mon feeling perso avant tout et est totalement (et irrémédiablement) subjectif. À travers « Les Paradis Étranges », vous aurez surtout affaire à des notes globalement élevées. La raison en est bien simple : je préfère être positif et parler de la musique que j’apprécie plutôt que d’y aller de critiques gratuites qui ne servent strictement à rien. Je réserve généralement les notes plus basses à des disques d’artistes et groupes qui ont des discographies fabuleuses mais qui ont, hélas, quelques erreurs de parcours au travers de leur chemin (selon mon ressenti perso, toujours). Le désir de commenter des disco quasi complètes m’amènera peut-être quelquefois à user de ces notes plus basses pour certains disques mal-aimés.

Aussi, vous le constaterez : je suis de nature généreuse. Je ne suis pas friand de ces critiques trop exigeants (et trop sérieux) qui sur-analysent les oeuvres de manière sociopathique et qui semblent vouloir se monter un genre de street cred complètement absurde en hiérarchisant tout ce qu’ils écoutent de manière maladive. Je trouve que cette approche un brin névrotique a tendance à extirper tout le plaisir de ce qu’est la musique fondamentalement ; quelque chose qui nous happe l’âme et l’entité corporelle at large, qui nous fait vibrer/chavirer (et toutes ces genres de choses merveilleuses).

Qui plus est, il est important de mentionner qu’il ne faut pas s’arrêter uniquement sur la note. Cette dernière ne fait qu’appuyer la critique qui elle, en dira bien plus qu’un vulgaire chiffre ou nombre.

Voici donc une tentative d’expliquer brièvement mon système de notation :

0/10 : Une incommensurable erreur humaine. Une abomination sonore abjecte dont l’écoute peut causer une perte de foi envers l’humanité, des pensées noires, des vomissements violents, des pleurs incontrôlables et (potentiellement) des douleurs anales. Ceci s’applique, entre autres, à la discographie quasi complète de celui qu’on surnomme le « môme rocailleux » (Kid Rock) ou encore à la lovecraftienne chanson « Quand je vois tes yeux » du tristement célèbre Dany Brillant… Il n’est pas nécessaire de mentionner que ces deux chanteurs émérites ne seront pas chroniqués en ces pages

Entre 0.5/10 et 3.5/10 : Un album assez exécrable. Pratiquement aucun plaisir d’écoute. Douloureux parfois et ce, à divers degrés (selon la gradation). Aucun désir de réécoute. À oublier pour toujours.

Entre 4/10 et 5.5/10 : Un album globalement mauvais mais pas dénué entièrement de certaines qualités qui, malheureusement, ne sont pas assez prévalantes pour le sauver de sa médiocrité.

6/10 : La note de passage (comme à l’école). Un disque moyen, qui, à mes oreilles, a certaines tares indéniables qui m’empêchent de l’apprécier pleinement mais qui comporte aussi sa part de bon/d’attachant.

6.5/10 : Un album moyen qui lorgne vers le bon ; qui, malgré ses faiblesses, a un certain charme. La vaste majorité des albums critiqués sur « Les Paradis Étranges » n’auront pas de notes plus basses que celle-ci (pour les raisons évoquées plus haut)

7/0 : Un bon album qui m’a vraiment plu mais qui ne me transcende pas non plus. Bref, une écoute satisfaisante d’un bout à l’autre, sans plus.

7.5/10 : Un très bon album. Un réel plaisir à écouter dans l’intégralité malgré quelques réserves mineures.

8/10 : Vraiment excellent ! Pas de faiblesse à proprement parler ou bien si faiblesse il y a, le reste est tellement génial qu’on l’oublie rapidement. On tombe ici dans les oeuvres de haut niveau.

8.5/10 : Un album qui s’approche du sublime ; qui nous transporte vraiment le tympan dans cet ailleurs indomptable dont est tissée la meilleure musiques. Quelque chose que j’ai tout le temps le goût d’écouter.

9/10 : Une oeuvre magistrale, qui m’a véritablement touché, transporté et fait vivre de grandes émotions. Un disque charnière dans la discographie d’un artiste. Un must dans toute discothèque.

9.5/10 : La même chose que la catégorie précédente mais avec, en plus, cette petite chose qui s’exprime difficilement en mots… cette « magie » qui frétille en dedans, qui ensorcelle, qui nous plonge dans la béatitude la plus absolue.

10/10 : La perfection faîte musique. Ou plutôt (parce que la perfection, cela peut parfois être ennuyeux) : une expérience d’écoute quasi-spirituelle/mystique. De la drogue à l’état sonore. Un chef d’œuvre.

et une catégorie toute spéciale (encore plus haut que le sommet) :

10+ : réservé uniquement pour mes disques chouchous, mes disques de chevets, mes intuables, mes merveilles sonores hirsutes qui m’habitent pour l’éternité (amen)… ces disques qui font partie littéralement de moi tellement ils me sont chers et essentiels. La desert island list.