Style : Black Metal atmosphérique, Musique folklorique celtique, Pagan Black Metal, Black Metal folklorique
Les amateurs de métal extrême à sauce folklorique qui ne connaissent pas encore Saor se doivent de faire l’expérience de la discographie très riche et solide de ce projet écossais. « Guardians » est l’excellent troisième album de ce one-man-band qui est le véhicule créatif d’un certain Andy Marshall (alias « Àrsaidh » de son nom de scène). Compositeur, chanteur et multi-instrumentiste, Marshall fait tout de même appel à des musiciens de sessions fort talentueux au niveau des instruments plus folkloriques (cornemuse, Bodhrán, violons et autres instruments à cordes).
Ce qui permet à Saor de ressortir du lot dans une scène assez surchargée (il y a quoi, un demi-milliard de groupes de folk metal ?), c’est le côté hautement épique et émotif qui se dégage de ces longues pièces conçues comme des « paysages sonores », eux-mêmes sublimés d’atmosphères vertigineuses. Pour du Black Metal, c’est beau. Très beau, même. Et pas cheesy pour deux sous, alors que la ligne entre grandiose et kitsch est souvent aisément franchie pour d’autres projets du genre…
L’émotivité et l’intensité véhiculées ici par Saor à travers ces morceaux-fleuves atteignent celles dont on peut faire l’expérience chez Panopticon (dans un mélange de BM avec un tout autre genre de folk, on s’entend). Et donc, on ne s’ennuie pas une seconde à travers un disque pourtant assez long et répétitif (le genre aidant), tant on est porté par cette richesse musicale infinie, par cette instrumentation un peu hors norme et portant tellement bien incorporée, par la rage victorieuse et galopante d’un Black Metal maitrisé à l’os, par le soin apporté à la musique et à la production (qui est « crystal clear« ).
Vous me connaissez : je suis plutôt fan de Black Metal lo-fi gloupide, caverneux, méchant et moribond… Mais quand on me sert cet autre versant plus mélodieux dans une forme aussi sublime, je ne peux qu’applaudir et en redemander. Très très bon album.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Fuath – IWinterfylleth – The Divination Of AntiquityPanopticon – Roads To The North
Style : Rap expérimental, dungeon synth, black métal atmosphérique
En musique, je dis souvent que presque rien ne peut me surprendre… mais là, je suis quand même tombé cul par-dessus tête (ou l’inverse, je sais plus trop) quand, en début d’année, j’ai vu une photo de ce cher barjo de Yé (en compagnie de JPEGMafia) arborant fièrement un gaminet de Burzum, projet black métallique du non moins controversé Varg Vikernes (qui fait aussi de la musique de fond pour des bains/spa nordiques ces récentes années).. L’événement était déjà étrange en soi (bien que, connaissant, notre Yeezus chéri, il n’est pas à une contradiction près dans sa vie mouvementée et dans l’élaboration de sa démence inéluctable, étape par étape)… Je ne pensais cependant pas que les choses iraient plus loin dans le biscornu…
Et bien, je ne pouvais pas me fourvoyer plus royalement… Il se trouve que les deux hommes, secrètement, ont entamé une correspondance via courriel, ce qui a bien rapidement viré en authentique bromance en bon et du forme (entre intolérants, on se comprend toujours)… Après avoir refait le monde sur divers sujets chauds (Israel, les maudits wokes, les maudits pro-avortement, leur appréciation commune pour les peintres néo-romantiques, Tucker Carlson et Klaus Schulze, leurs recettes de sauce à spaghetti, etc…) et maintes joutes endiablées de MYFAROG, la conversation aurait alors tourné autour de la musique… De fil en aiguilles, une collaboration aurait été évoquée. Les deux lascars commencèrent alors à imaginer une improbable fusion de leurs deux sèves créatrices… Des fichiers sonores furent échangés, des Stouts furent consommés alors que des antipsychotiques furent oubliés d’être ingérés…
En février, c’est dans l’anonymat le plus complet que Louis Cachet s’envola pour le Wyoming. Pour ne pas se faire reconnaître, il porta un habile déguisement de Dumbledore (le célèbre directeur de l’école de sorcellerie Poudlard), mentionnant aux douaniers qu’il souhaitait se rendre au KomiK Kon de Cheyenne-City. Les gens n’y virent que du feu ; feu que Vargounet, en pyromane notoire, dû se raisonner à ne pas allumer à tous les coins de rue une fois sur place (ce ne sont pas les églises qui manquent dans cet état américain !).
Quand Varg arriva finalement à la demeure luxueuse de Yé, les deux hommes s’enlacèrent virilement. Après avoir épuisé leur (vaste) éventail de jokes antisémites (cela dura quatre heures 47 minutes et 23 secondes, très exactement), ils se mirent au boulot… sans relâche, sans interruption… Plusieurs collaborateurs se joignirent au duo à travers les sessions chaotiques (Pusha T, Douglas Pierce, Ariel Pink, Fred Durst, Lil Uzi Vert et même… André Rieu !). Le génie schizoïde de ces deux mondes pourtant opposés s’enchevêtra, créant une matière sonore nouvelle, lisse, inusitée, passablement saugrenue…
Mais qu’en est-il justement de ce disque qui est paru soudainement aujourd’hui même (sans crier gare) !?!? Ça donne quoi la rencontre de ces deux entités ? Et bien, cela commence avec une intro magistrale, nommée Donda Baldrs… les violons de l’ensemble de Rieu s’emballent et nous emportent dans une valse damnée et dissonante. Les claviers analogiques froids et cheapos de l’oncle Vargounet s’élèvent au dessus de cette anti-liesse bruitative. Puis cette voix au vocoder, plus gelée et inhumaine qu’avant, plus trouble aussi, vocifère « Donda…. Donda…. Donda…. DONDA ist KRIEG !!! » (hurlant le tout à la fin). La production est IMMENSE. On comprend dès le début qu’il ne s’agit pas d’une collabo sur l’auto-pilote, mais d’un monument de noirceur, accouché dans l’extase et la douleur, par deux artistes qui n’ont plus rien à perdre, qui veulent mettre leurs tripes sur la table.
En faisant un habile clin d’oeil à une piste du premier album de Burzum, Varg introduit la prochaine piste (14/88) en chantant : « This is… eummm…. YE !!! ». Puis Yeezus embarque sur le mike avec vélocité et hargne, conchiant les médias gauchistes, Netanyahu, son ex-conjointe, Taylor Swift, Elon Musk, Ben Shapiro… tout le monde passe dans le tordeur de Kanye, qui a rarement été autant en mode « règlement de comptes »… Derrière, Varg tisse un beat minimaliste et efficace avec son AIR Velvet 2… mais bientôt, surprise ! La guitare électrique du comte Grishnákh se fait entendre ! Varg renoue donc avec cet instrument, assénant des riffs narcotiques/hypnotiques dans les oreilles des auditeurs galvanisés par le moment.
Un sample de la commentatrice politique américaine Candace Owens introduit le troisième morceau Gebrechlichkeit III : “Leftism is defined as any political philosophy that seeks to infringe upon individual liberties in its demand for a higher moral good.”… Nébuleux et aussi profondément intellectuel qu’une liste d’épicerie sur un post-it collé sur le frigo… Niveau musique, comme le nom de la pièce l’indique, on renoue avec la très cafardeuse ambiance de l’album Filosofem de Burzum ici. C’est une longue piste très ambiante de 16 minutes bourrée de clavier opiacé, de vocoder hanté, de guitare électrique décalibrée. Ce cher Ariel Pink, revêtant ici sa casquette de producteur, vient mettre son grain de sel en apportant son ambiance hypnagogique-fantomatique. Ça sonne presque comme un instrumental de Frank Zappa, mais MORT, poussiéreux et faisandé. Vers la fin, Douglas Pierce intervient d’un rudimentaire mais expéditif « I was cancelled YEARS before all of you, you PUSSYFIED LOSERS ! ». Acerbe, le monsieur.
Le tandem miraculeux réussit à nous surprendre encore ensuite en reprenant tour à tour la pièce Hitler Was A Sensitive Man de Anal Cunt (sans aucune ironie) et La La Means I Love You des Delfonics (choix audacieux et… étrange !) dans un mash-up ultra saugrenu ; avec un Fred Durst qui n’est pas ici employé comme vocaliste mais plutôt comme échantillonneur sonore (le petit bruit de sac de croustilles Lays au ketchup qui se fait chiffonner en background, c’est lui ! Remarquable travail). On continue ensuite notre périple avec la très bien nommée Into THA dungeon, où Kanye nous décrie son donjon de luxe dans les moindres détails, en faisant du name-droppin à outrance (le donjon aurait été conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels) et en utilisant le mot « pussy » 48 fois (parce ce que c’est évidemment un donjon…. SEXUEL !). Vargounet nous pond une mélodie de synthé donjonné toute simpliste mais bigrement efficace en fond sonore.
Vous ai-je dit que cet album surprend !?!? Et bien, vous n’êtes pas au bout de votre flabergastage, mes amis ! Sur la prochaine toune, Key to THA MOTHAFUCKIN Gate, on entend pour la première (et seule ?) fois Varg Vikernes RAPPER !!! Ici, c’est Yé qui s’occupe de la prod, fort luxuriante et bling bling, pendant que Louis Cachet crache son fiel dans l’micro… Et malgré l’accent norvégien, le mec a du FLOW !!! Il envoie paitre Emmanuel Macron, les policiers qui ont osé le réveiller un doux matin de juillet 2013, le réalisateur du film « Lords of Chaos » (« One Fake and Sorry SOB, when I think about him, I feel STABBY », de dire le maître incontesté de la savate et du diss, apparement !). Encore une fois le pauvre Euronymous n’est pas épargné… « If I could go back in time, I wouldn’t change a thing… I’d still stab you’ bitch ass a thousand times ». Il se permet même un dig (sympa) à sa femme Marie Cachet, critiquant son récent pot-au-feu racines et courgettes (Yo bitch ! That shit was nasty ! Next time instead, feed me yo’ pussy ! »).
L’album se conclue ensuite sur la pièce de résistance My Beautiful Det Som Engang Var… Ré-imagination du morceau d’ouverture du troisième album de Burzum mais fusionné avec l’esthétique grandiloquente du plus célèbre album de Kanye. Impossible de parler de ce morceau de bravoure. Il faut en faire l’expérience. Quand Pusha T chante « My cancellation INCOMIN, but tha DOLLA to feat on this is too TEMPTIN ! Nigg*, what can I say ? My conscience ain’t shit ; as long as the dough keeps on’ PILIN ! », on le sent au plus profond de notre être…
Donc, SANS PLUS TARDER, vous DEVEZ écouter cette merveille avant qu’il soit impossible de le faire. On s’entend que ça va rester un gros 5 heures sur les internets avant d’être interdit. Vous pourrez cependant vous commander une copie vinyle sur un site Angelfire louche tenu par un dude qui vend aussi du Goatmoon et du RAC.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Mora Prokaza – By ChanceB-Free – FREE THE BEASTPeste Noire – Split – Peste Noire
Style : Black Metal Atmosphérique, Post-Black, Ambient
In a wintery Black Metal mood today, malgré le quasi-printemps hatif et les oiseaux qui gazouillent…
L’est assez indescriptible c’te disque… Autant il y a cet aspect atmosphérique-dépressif qui puise ses sources chez Burzum (ça « buzz » allègrement d’un bout à l’autre), autant on y retrouve aussi des touches gothiques (ce violon à la My Dying Bride qui ensorcelle fichtrement sur « Tortured by Solitude ») ou même shoegaze par bouts, comme si Slowdive avait décidé de se la jouer « ouais, on est EVIL et on brûle des églises maintenant ». De plus, ya comme un aspect très pop qui est caché derrière toute la mer de larsens et de hurlements robotiquement altérés façon Filosofem. La production, à mi-chemin entre lo-fi vaporeux et limpidité cristalline, sied merveilleusement bien à l’atmosphère prévalante ici. Les compos sont ultra simples mais bigrement efficaces et chargées d’émotion.
Émotion est le maître mot ici. Ce que ce Mélancolie au carré réussit le mieux, c’est sublimer le pathos. C’est rare qu’un disque de Black Metal soit aussi prenant émotionnellement. Et je dirais même que c’est inaccoutumé qu’un album de Black soit aussi « beau ». Par bouts, on dirait presque un M83 Black Metal. On pense même à l’album parenthèse de Sigur Rós. Pas nécessairement pour la musique en temps que tel mais pour ce qui s’en dégage : une mélancolie profonde et authentique… mais aussi une mélancolie euphorique, belle à nous couper le souffle, qui nous porte et nous entraîne ailleurs, vers ce monde merveilleux où l’esprit humain est libre de toute entrave.
Melancholie² se conclut sur une anomalie des plus bigarrées, « Escape », une espèce de suite post-rock teintée de beats trip-hop glacés, de guitares larmoyantes et de violons lancinants.
Chaudement recommandé à ceux qui cherchaient le petit frère du « Filosofem » de Burzum.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Burzum – FilosofemSigur Rós – ( )Woods of Desolation – As the Stars
Style : Pagan Black Metal, Black Metal atmosphérique
Raaaah…. Cette démo/EP !!! Pour moi, elle représente la quintessence du son Graveland des débuts. Le Graveland cru, mystique, obtus, rageur, lunatique, rêveur, véloce… J’ai beau apprécier grandement l’évolution du son des Polonais au travers des années, reste que parfois, ça me prend une dose de early Graveland pour me replonger dans les premiers émois adolescents de ma découverte du black metal ; le grand vertige initial en somme. Cette galette en particulier, avec sa pochette ensorcelante, aura longtemps hanté mes songes incubes. On dirait qu’elle m’appelle, qu’elle m’invite dans cet univers médiévalo-celtique-surréaliste gris-terne, où un ciel lourd et enneigé surplombe diverses scènes fantasques : la forêt brumeuse qui, en son sein, abrite des divinités pas si bienveillantes que ça… les épées maculées de sang qui s’entrechoquent sur un champ de bataille couvert de corps décharnés et transis… Des villages fantômes ayant été pillés ou visités par la faucheuse qui revêt le masque déformé de la peste noire… Bref, ce genre de choses joyeuses qui excitaient le jeune homme avide de sensations fortes que j’étais.
Ça part avec la meilleure intro synthé-donjonnée de l’histoire du Black Metal (juste ça). Les claviers (glacés) du jeune Robbie-le-raciste instaurent déjà toute l’atmosphère vaporeuse du disque. Les quelques samples viennent raffiner et parfaire le tableau funeste. Ça donne des frissons. Nous sommes dans une ère de sang, de famine et de froid. L’homme est un loup pour l’homme. Et c’est sans compter les autres dangers (le climat polaire, la maladie, les bêtes affamées, la colère des Dieux anciens) qui font de l’existence quelque chose de bref, de brutal et de souffreteux.
Et puis ça part pour vrai. 5 morceaux d’un black metal mid-tempo hargneux et vorace (+ un petit « Prolog » tribalo-païen-sympathique qui initie ce qui était la Face B de la cassette). C’est cru, granuleux et bien croustillant ; comme mon métal noir préféré. C’est bourré de riffs simples mais bigrement efficaces. La voix est très très râpeuse et écorchée. Darken était encore dans sa phase « hurlements fantomatique de canis lupus » (c’était avant qu’il développe ses espèces de croassements de guerrier batracien, par la suite). La batterie, distante et binaire, vient appuyer judicieusement la machine à riffs. Et il ne faut surtout pas oublier ces foutus synthés atmosphérico-orgasmiques qui viennent conférer aux compositions une teinte ambient des plus succulentes. J’adore aussi quand ça vire « orgue gothique rococo vampirique » dans ces moments où les mecs veulent vraiment appuyer l’ambiance cauchemardesque. Comme Vargounet de Burzum, les mecs de Graveland ne sont pas des grands musiciens ; mais en tant que créateurs d’atmosphères cafardeuses, ils sont pas loin d’être des génies.
La démo se conclue sur un « The Return of Funeral Winds » magistral qui demeure un de mes morceaux préférés du groupe, toutes époques confondues. On tient vraiment là une des 10 meilleures démos de l’histoire du Black Métal et une des sorties les plus cultes de la discographie de Graveland.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Burzum – Det som engang varVornat – VornatMoonblood – Nosferatu
Caves humides, forêts millénaires, montagnes enneigées, cachots, tempêtes de neige cosmiques, légendes brumeuses, déchéances et triomphes, vestiges et chaos, tristesse et déchéance, esprits anciens ricanant dans leurs tours décrépites, hurlements dédiées aux éléments et à l’ébène, poussière charriée par les vents funestes, tombeaux maudits et oubliés, charniers avariés, glaives tendus, faune gémissante, sorcellerie et châtiments, chimères impossibles…
Tracklist:
Forgotten Woods – Eclipsed
Deogen – Imposition of Adversarial Scorn
The Ruins of Beverast – Soliloquy of the Stigmatised Shepherd
Gehenna – The Shivering Voice of the Ghost
Sanguine Relic – A View from Cursed Grounds
Lamentation – Transilvania (Land Beyond Eternal Black Forests)
Collier d’Ombre – Necklace of Shadow: Noose Constellation Singed Flesh
Sorcier des Glaces – Snowland
Drudkh – Wind of the Night Forests
Glog – Ice Troll Cave
Lunar Spells – Moonlight’s Depths
Paysage d’Hiver – Offenbarung
Hermit Knight – Beneath the Tower of the Silent Twins
Tu prends les Swans. Tu prends le Pink Floyd de Syd. Tu prends Burzum. Oh et puis, tu prends Bardo Pond itou. Tu laisses Le Thing de John Carpenter les bouffer tout crus, les assimiler et les recréer en un autre tout froidement inhumain, le cœur bourré d’huile noire, les lèvres recouvertes de cendres, le malin petit sourire en coin, les dents déchaussées comme les Crack-heads, les cheveux mouillés de glaire. Tu rajoutes de la tôle dans ta création post-humanoïde aussi ; des bouts de métal fondu, des boulons que tu enfonces dans leurs faciès défigurés par la chose. Tu joue à Dieu avec eux… ou est-ce bien une seule entité maintenant ?
Tu les drogues de jus d’étoile cosmique et de décoctions d’écorce de conifères morts. Tu leurs injecte la drogue impie de Palmer Eldritch directement dans les yeux… Dick, Lovecraft, Magma, Stephen Hawking, Philip Glass, Enki Bilal, Asimov, Robert Fripp, la calotte glaciaire de l’Antarctique, Tangerine Dream, des satellites hantés… Tout se confond, se percute, s’amenuise dans leurs cerveaux nouveaux et avide d’un abîme qui n’existera jamais vraiment sauf en eux.
Ils sont prêts à livrer leur vision d’une musique tribale nouveau genre. Leur son, c’est une sorte de jungle scandinave mais transposée sur Epsilon Eridani ou encore ce qui émane d’un Ash-Ram en putréfaction qui flotte dans les tréfonds obscurs de la Grande Ourse. C’est lent, atmosphérique, insidieux. Black Metal mid-tempo injecté de psychotropes. Rien de rassurant sous les 4 Soleils. Ça part dans tous les sens, imprévisible, mais sans jamais se presser, maintenant presque toujours cette pesanteur mid-tempo langoureuse et batracienne propre à eux (je crois que c’est le fait de jouer avec des tentacules) ; cette espèce de paresse dérangeante d’une musique qui sait, dans le fond, qu’elle va finir par t’avoir en son sein grouillant.
Ça évolue par couches superposées. Du Post-Hardcore. Des Larsens noisy. Du Kraut. Le « The Seer » des cygnes et ses abysses fécondes + Aluk Todolo sur l’opium + une espèce de musique folklorique mal calibrée qui essaie tant bien que mal d’être un tant soit peu terrestre mais qui ne réussit qu’à glacer les sens + des cris saturés, empreints non pas de haine, mais d’une froideur toute post-punk…. Variations sur le thème de Interstellar Overdrive mais joués par des INSECTES. Ces mecs sont des INSECTES.
Jamais la nausée n’aura été aussi sensuelle.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Style : Black Metal Atmosphérique, Dungeon Synth, Black Metal Symphonique
Ça ne devrait pas fonctionner… Non. Ces synthés nineties tout simplistes qui se veulent pourtant grandioses et porteurs de symphonies fantasmatiques. Cette batterie programmée cheap à l’os. Le côté hyper répétitif et monotone des morceaux. Et pourtant… pourtant… Bordel que ça marche ! Avec ce troisième album longue-durée, les Autrichiens de Summoning livrent selon moi leur plus belle offrande discographique (du moins, à ce jour). Tous les éléments sonores kitschouilles évoqués ci-haut s’enchevêtrent à merveille à ce Black Métal atmosphérique racé en diable. Le résultat final est proprement bluffant. Bienvenue sur la Terre du milieu et plus précisément, bienvenue à Dol Guldur, la « Colline de la Sorcellerie » ; forteresse de ce cher Sauron (au sud-ouest de la Forêt Noire).
Parce que oui, les gars de Summoning sont des fans finis de Tolkien et de sa cosmogonie. Dans le beau monde du Métal (et du Dungeon Synth, accessoirement), on retrouve un nombre assez élevé de formations qui ont été grandement influencés par la bibliographie colossale de John Ronald Reuel. On peut citer Black Sabbath, Cirith Ungol, Burzum, Amon Amarth, Blind Guardian et Gorgoroth… Mais aucun de ces groupes n’a réussi à capturer aussi bien l’essence même de l’univers de Tolkien que Summoning… L’entièreté de leur discographie est dédiée au monde fantastique dépeint par l’écrivain britannique.
L’oeuvre de Tolkien est maximaliste et épique. Le territoire décrit est immense et disparate… Villages idylliques, montagnes aux cimes enneigés, grottes/cavernes ténébreuses, châteaux fortifiés, forêts mystérieuses, marécages brumeux, landes dévastées… Les personnages (provenant de différentes races) sont légion. Les intrigues les concernant sont fabuleuses et rocambolesques.
Pour illustrer tout cela avec des sons, cela prenait bien évidemment une musique tout aussi maximaliste/épique. Et Summoning n’avait pas vraiment les moyens de leurs ambitions… Qu’à cela ne tienne ! Les claviers deviendront la matière première des rêves les plus fous. Ils se feront tantôt trompettes victorieuses, tantôt choeurs austères. Ils invoquent les cordes, les cuivres, les instruments à vent, les clochettes, l’orgue et le piano. Bref, il y a ici du synthé. ÉNORMÉMENT de synthé. C’était un pari risqué. Ils auraient pu tellement se planter. Je me répète mais : que nenni ! C’est une réussite totale. OUI, c’est parfois très niais et même rigolo… mais bordel qu’on y croit et qu’on se laisse transporter remarquablement facilement par cette musique éthérée/onirique jusqu’à la moelle.
Au programme : la visite de la sombre citadelle s’effectuera sous l’assaut des milles et uns claviers multicolores des deux acolytes (Silenius et Protector). Une voix black métallique très criarde s’ajoutera alors au tableau, elle même secondée par cette drum-machine martiale, cette basse monocorde et des guitares aussi mélodieuses que triomphales. Dans tout ça, on retrouvera aussi du Heavy Metal, de l’ambient tribal, du darkwave néo-classique, du néo-folk païen et un peu de la bande son de vos J-RPGS préférés (époque Super Nintendo). Bref, c’est la rencontre absurde et inespérée entre Mortiis, Burzum, Dead Can Dance, Richard Wagner, la trame sonore de Conan le Barbare, Nobuo Uematsu et Iron Maiden. Juste ça.
À part une intro tout ce qu’il y a de plus primaire (et qui pourtant, hantera longuement l’adolescent romantique que j’étais) et un autre interlude pianissimo à mi-chemin, l’album se décline en 6 morceaux monolithiques de plus de 8 minutes chacun. Ils sont tous excellents, pleins à rabord de cette ambiance chimérique qui occupait l’esprit de nos deux lascars mégalomanes. Le disque est long et se savoure sans heurt d’un bout à l’autre, avec délectation.
Je vous recommande fortement d’écouter l’album lors d’une longue marche forestière. Frissons et émois garantis. Et évidemment, en vous replongeant les yeux et l’esprit dans les pages du Seigneur des Anneaux. Et oui. Il n’y a pas que James Horner qui a réussi à illustrer parfaitement la Terre du milieu en musique.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Caladan Brood – Echoes of BattleBurzum – Hvis Lyset Tar OssDead Can Dance – The Serpent’s Egg
Vos moribonds sont frais repassés (lombrics compris) ? Vous avez fait l’inventaire de vos haches de guerre ? Votre collection d’ossements humains est finalement classée comme il se doit ? Il est maintenant l’heure de vous offrir un délicieux moment de détente avec ce deuxième épisode d’Agonies Célestes, qui, encore une fois, vous entraînera dans le monde fascinant et polymorphe du Black Metal (à toutes les sauces), avec de sympathiques interludes de synthé donjonné.
Tracklist:
Ulver – Capitel I: I troldskog faren vild
Departure Chandelier – Forever Faithful To The Emperor
Satanic Warmaster – The Vampiric Tyrant
Trolldom – Ur Nattsvart Dimma, Mot Mossens Mörka Vatten
Fogweaver – The Shores of Selidor
Odz Manouk – I Will Crush To Marrow This Crow Of Ill
The Gloomy Radiance Of the Moon – As Quelling Light Devours All
Pour la 6ème édition des « 15 Fréquences Ultimes », j’ai le plaisir de vous présenter les sélections de sieur Spiritvs, seul maître à bord d’un des projets de Black Metal les plus légendaires et prolifique au Québec. J’ai nommé : Neige et Noirceur.
J’écoute sa musique depuis plus de 10 ans et je le considère, à juste titre, comme un des pionniers de ce qu’on pourrait considérer comme la seconde vague BM québécoise. Ce fut donc pour moi un véritable honneur de me plonger le tympan dans ses influences ; dans ces pièces qui l’ont accompagné et qui ont, en quelque sorte, aidé à façonner le son si unique de Neige et Noirceur.
Bonne écoute !
Tracklist:
Empyrium – When Shadows Grow Longer
Ulver – Capitel I: I Troldskog Faren Vild
Satyricon – The Dawn of a New Age
Darkthrone – Circle the wagons
Cradle of Filth – Cruelty brought the orchids
My Dying Bride – Sear me MCMXCIII
Borknagar – The Dawn Of The End
Paysage d’Hiver – Moloch
Drudkh – The First Snow
Summoning – A New Power Is Rising
Agalloch – …And The Great Cold Death Of The Earth
Black Sabbath – Solitude
Blood Ceremony – The Hermit
Opeth – Windowpane
Vous pouvez suivre et encourager Neige et Noirceur sur la page Bandcamp du projet ou encore sur Facebook.
Édition : 2 x Vinyle, Debemur Morti Productions – 2019
Style : Black Metal Atmosphérique et Cosmique, Progressif, Psychédélique
Il y avait deux Blut Aus Nord… Il y avait le BAN atmosphérique, épique et hautement mélodique old school des débuts (« Ultima Thulée », La série des « Memoria Vetusta »), puisant toute sa magie dans les fables normandes gelées et dans la nature céleste. Il y a eu le BAN industriel-avant-black-électro-dark-ambient ultra glauque et inhumain/urbain (« MoRT », la série des « 777 », « Deus salutis meæ ») et aussi quelques hybrides à mi-chemin entre ces deux univers à travers leur riche et fascinante discographie. Maintenant, il y a un troisième Blut aus Nord. Un BAN toujours atmosphérique, mais qui quitte définitivement notre planisphère pour aller se perdre avec délice dans un cosmos psychédéliko-proggy-vespéral teinté de couleurs impossibles. Cette nouvelle évolution de BAN est la bienvenue parce que, même si les albums précédents demeuraient excellents, le groupe commençait à montrer quelques signes de fatigue créatrice… Ici, il n’en est rien. Ce disque est juste incroyable.
La particularité première de ce disque, c’est d’abord que la musique, aussi rageuse soit elle par moments, est infiniment BELLE. L’univers astral dépeint par nos Français adorés n’est plus seulement d’ébène et de rouille… Ça brille de partout. Pourpre, cramoisi, vert émeraude, jaune étincelant, blanc éclatant, bleu surréel, orange brulée… Presque tout le spectre y passe. Cette pluralité de couleurs s’exprime à travers une musique on ne peut plus planante/aérienne, qui, même si elle fait la part belle à la structure (des compositions superbement construites et maitrisées) laisse aussi une place de choix au « paysage sonore », ce côté « ambient actif » sous-jacent qui vient sublimer l’oeuvre entière et qui lui confère son rapport hypnotique. Un autre aspect complètement audacieux de ce « Hallucinogen », c’est les voix… Il n’y a pratiquement PAS de vocaux criards en ces lieux (comme on serait en droit de s’attendre d’un disque de Black Metal). Il n’y a que cette espèce de chorale fantomatique-surnaturaliste qui est en retrait… qui vogue au dessus de cette mer d’instruments en délicieuse perdition. Des voix claires mais diffuses, réverbérantes, augustines, chimériques ; presque des chants grégoriens désacralisés qui viennent parfaire une ambiance déjà truculente. Je n’ai jamais entendu un groupe de Black user de cette technique pour la durée complète d’un album. Et je dois dire que c’est franchement réussi.
Le côté ouvertement psychédélique de la chose est une source de bonheur inépuisable pour votre chroniqueur. Je dois professer un amour débordant pour cette vague de groupe qui incorporent des éléments de musique psych dans leur vocabulaire sonore. Et ici, même si on perçoit des influences potentielles qui sont les bienvenues (Enslaved, Oranssi Pazuzu, Ved Buens Ende, Hail Spirit Noir, Darkspace), les mecs de Blut Aus Nord réussissent à livrer une vision extrêmement personnelle/unique d’un métissage entre psychédélisme et métal extrême… Cela s’exprime autant dans la production très ample qu’à travers la guitare singulièrement orgiaque/extatique. Il y a des riffs complètement renversants ici mes amis… La guitare fait plus ou moins office d’instrument soliste (en remplacement de la voix qui, comme évoqué plus haut, est plus un élément atmosphérique de l’oeuvre). Elle est tour à tour émotive, mélodique, obtuse, épique, insaisissable, victorieuse, mystérieuse…
Bref, on tient là un des meilleurs albums de Blut Aus Nord. Le genre de disque qui replace le groupe dans la liste des plus grands ayant officié dans le genre… J’ai tellement hâte d’entendre le second chapitre de cette nouvelle évolution. D’ici là, je sens que je vais flotter souvent à travers les méandres d’« Hallucinogen ».
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Oranssi Pazuzu – VärähtelijäEnslaved – RIITIIRVed Buens Ende….. – Written In Waters
Vous aimez vous prélassez dans des caveaux funéraires le dimanche matin, avec votre café (noir, il va sans dire) à la main ? Vous conservez des dépouilles de corbeaux et de gerboises dans des sacs (Ziploc®) que vous ouvrez lors des grandes occasions afin de vous enivrer les sens de l’odeur de la mort ? Vous aimez les longues promenades solitaires aux heures pâles de la nuit, en pleine forêt boréale, à -30 degrés celsius, implorant la lune et vociférant des horreurs d’une voix râpeuse et souffreteuse ? Les « Agonies Célestes » se dressent là pour vous, mes perfides amis. À chaque épisode, Salade d’endives sélectionne pour vous la crème de la crème du Black Metal, que ce soient les classiques norvégiens des riches années 90 ou des perles taries vomies par les diverses scènes underground qui sévissent un peu partout sur le globe. Black atmosphérique, Black cru et rageur, Black sympho, Black païen/folkloriste/viking, Black avant-gardiste, Dark Metal, Black vampirique… Tout ceci s’y retrouve ; saupoudré par quelques généreuses louches de synthé donjonné, de dark ambient et de black noise (pour varier les déplaisirs).
Bonne écoute de ce tout premier épisode de la série !
Tracklist:
Darkthrone – En vind av sorg
Këkht Aräkh – Elegy for the Memory of Me
Thantifaxath – Panic Becomes Despair
Blut Aus Nord – The Plain of Ida
Xasthur – Walker of Dissonant Worlds
Black Cilice – The Gate of Sulphur
Fluisteraars – Brand woedt in mijn graf
Lunar Womb – Öinen Matkaaja
Monarque – Jusqu’à la Mort
Nächtlich – Decomposing and Immortal
Kommodus – Conquering The Carpathians
Wedard – Einsamer Winterweg
Lamp of Murmuur – Chalice of Oniric Torment
Nokturnal Mortum – The Funeral Wind Born in Oriana
Après deux démos qui laissaient déjà entrevoir les promesses d’un futur radieux, c’est par ici que les choses sérieuses commencent réellement pour nos Canis lupus adorés. Vu le côté très polarisant du milieu black métallique, je vais peut-être me faire des ennemis en proclamant ceci mais allons y tout de même : Wolves in the Throne Room est le meilleur groupe de Black Metal américain de tous les temps (avec peut-être Leviathan qui réussit à le talonner un peu).
À travers une riche carrière (toujours bien vivante), ces 3 mecs de l’état du Washington ont réussit à s’approprier pleinement mon sous-genre préféré du BM (le versant atmosphérique), à le peaufiner somptueusement, à le sublimer pour en faire quelque chose de complètement unique et renversant… En effet, on associe souvent Black Metal avec laideur extatique. Pourtant, la musique de WITTR est belle, belle, belle… et même apaisante à sa façon ! Et malgré cet aspect pour le moins surprenant, elle ne perd rien de la rage sculpturale et de la nostalgie séraphique qui sont chères au Black Metal depuis que le genre est genre.
Côté influence, on pense tout de suite à Burzum (bien entendu). Tant au niveau des longues compositions minimalistes et répétitives, que de l’ambiance hautement nostalgique. Mais nous ne sommes pas ici dans les noires forêts norvégiennes. On erre plutôt dans les monts brumeux et les forêts mythiques de la côte nord-ouest américaine. Cette musique est ode à la nature ; communion profonde avec elle… Après tout, si on en croit la rumeur, les membres du groupe sont tellement épris de nature qu’ils habitent en commune sur leur petite ferme écologique, vivant en autarcie avec les éléments environnants. Des gentils hippies écolos en somme ! Ça change des meurtriers et des vilains racistes disons le.
Autre influence musicale assez évidente sur ce disque : Weakling. Autre légendaire groupe de black atmosphérique américain qui fut un des (sinon le) premiers à oeuvrer dans ce créneau en Amérique. Je trouve même que ce « Diadem of 12 Stars » est en quelque sorte le petit frère de « Dead as Dreams » (unique album de Weakling) tant la ressemblance est frappante entre les deux.
« Diadem » est un voyage sonore qui se vit en quatre temps. 4 pistes pour près de 60 minutes de musique ! Et on ne s’ennuie pas une seconde tant ces morceaux sont superbement fignolés et bourrés de petits détails sous-jacents qu’on découvre à chaque nouvelle écoute fascinante. Il apparaît évident dès ce premier opus discographique que les mecs de WITTR conçoivent leurs albums comme des « touts » organiques qui s’écoutent et se savourent d’une traite ; sans interruption possible. Chacun de leur disque est une « fenêtre » distincte sur leur monde intérieur nébuleux et fantasque ; monde qui se dévoile petit à petit à nos tympans, album après album.
Le son est un tantinet plus cru ici que sur les réalisations suivantes de la troupe, ce qui confère à l’album un charme très « Black Metal à l’ancienne ». Les deux guitares (Nathan Weaver et Rick Dahlin), véloces et hypnotiques, sont émotives en diable. Comme dit précédemment, on sent l’influence de la Bergen-school (Burzum) avec ces couches et ces sous-couches de riffs lymphatiques gorgées d’électricité mal calibrée qui se superposent les unes par dessus les autres. Des passages de guitare sèche viennent parfois nous chatouiller l’appareil auditif de belle façon aussi, nous plongeant l’âme dans une mélancolie des plus délicieuses. La batterie (l’autre frérot Weaver, Aaron), royalement maitrisée, est une des forces indéniables de la troupe. Le mec est juste technique comme il faut (sans jamais perdre en feeling) et nous sert des blast beats de grande qualité mais sait aussi se montrer versatile dans des passages plus lents et doomy ou d’autres qu’on sent inspirés par le trash metal (voir même le prog par bouts très discrets). Les transitions entre ces différents passages teintés d’influences diverses sont juste parfaites, toutes en finesse, et révèlent la grande versatilité d’un musicien qui mériterait qu’on l’encense plus fréquemment. (Bref, BIG LUV to you Aaron !).
Le vocaliste principal de la formation, Nathan, y va de cris spectraux/fantomatiques haut perchés et assez loins dans le mix ; comme si il les hurlaient du fond d’une grotte poisseuse en plein coeur d’une forêt millénaire. Cela convient merveilleusement bien à venir subtilement colorer la musique qui est ici le personnage principal. Parfois Rick Dahlen l’accompagne avec des interventions vocales plus gutturales (et donc « death métalliques »), comme dans ce superbe passage central de « Queen of the Borrowed Light », pièce d’intro du disque. Cette dualité de voix masculines sera un aspect unique à ce premier album de WITTR ; car Dahlen quittera l’ensemble avant l’enregistrement de leur second album… Et on retrouve aussi une voix féminine très belle (celle de Jamie Myers du groupe Hammers of Misfortune), qui viendra parfois se poser sur des passages plus doux, aériens et enchanteurs. Cet apport sera exploité par le groupe sur les réalisations suivantes et ce, avec encore plus de succès.
On tient là un album que tout fan de black atmosphérique se doit de posséder de toute urgence et un premier album d’une qualité assez stupéfiante. Et dire que ce n’est que le début d’une belle et grande épopée mystique qui, je l’espère, ne se terminera jamais…
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Weakling – Dead As DreamsBurzum – Hvis Lyset Tar OssDrudkh – Forgotten Legends