15 Fréquences, Mixtapes

15 Fréquences Ultimes – Épisode 13 – Sébastien Dallaire

Êtes-vous prêt pour une forte dose de DooooooOOOOooooooM, de rock psychédélique, de funk acide, de hardcore punk, de rap enfumé d’la côte est et de métal extrême ??? Ce 13ème épisode des 15 Fréquences vous est alors tout indiqué ! Sébastien Dallaire (Marécages, Badass Commander, Stoned Horses, Fistfuck ; entre autres) vous convie à un rituel haute fréquence où lourdeur primitive s’enchevêtre à merveille à la léthargie lymphatique des esprits les plus embrouillés par multiples substances psychotropes et/ou alcoolisées.

Fermez les lumières, ouvrez-vous une bonne bière de micro, roulez vous un tarpé… et laissez ce marais sonore vertigineusement opiacé vous recouvrir les oreilles, les intestins et la matière grise toute entière.

Bonne écoute tout le monde (y compris les statues de l’île de Pâques).

Tracklist:

  1. Black Sabbath – Cornucopia
  2. Pink Floyd – Interstellar Overdrive
  3. Suffocation – Liege of Inveracity
  4. The Locust – Aotkpta
  5. Genius/Gza – Liquid Swords
  6. Napalm Death – Lucid Fairytale
  7. Arthur Brown – Fire
  8. Sleep – Sonic Titan
  9. Bastard Noise – Earth On A Stretcher
  10. Discharge – Doomsday
  11. Betty Davis – If I’m In Luck I Might Get Picked Up
  12. Incantation – Golgotha
  13. Charles Bronson – Fuck Technology, I’ll Keep My Pocket Change
  14. Melvins – Boris
  15. Corrupted – El Mundo Frio

Vous pouvez suivre et encourager Sébastien sur la page Bandcamp de Marécages, son Instagram ou encore sa page discogs (pour voir tous les projets musicaux auxquels il a participé.

critiques

Chthe’ilist – Le dernier crépuscule

Année de parution : 2016
Pays d’origine : Canada (Québec)
Édition : CD, Profound Lore – 2016
Style : Death Doom Metal technique et schizoïde

Des recoins les plus insondables de mothafuckin Longueuil nous proviennent Chthe’ilist (super sympa à prononcer à répétition avec 28 biscuits soda dans la bouche). Vous vous en douterez au nom, on a affaire à des mecs de goût qui vouent un culte à ce bon vieux H.P. Lovecraft, un de mes top 5 auteurs préférés. Mais nos tympans incrédules font surtout face ici à une sorte d’ovni Death Metal cosmico-schizoïde-doom-fuligineux-arachnéen de grande envolée. Le genre de disque sournois qui se loge dans ton cortex et qui te hante la matière grise de ses immondices rutilantes.

Ce disque sonne comme RIEN d’autre d’autre dans le genre. Il y a bien sûr des relents surannés de Gorguts, Demilich et tiens, pourquoi pas, Leviathan et son chef d’oeuvre d’aliénation « Scar Sighted »… mais la démence savante de ces types donne naissance ici à une sorte de Death Metal technique nouveau genre, avec ses voix tout en vomissements batraciens qui sortent d’une brume millénaire, cette batterie hystériquement vôtre, cette basse de fou qui l’accompagne dans cette espèce de grande danse macabre déstructurée et surtout, SURTOUT : ces riffs de guitare complètement atonaux, inhumains, aussi robotiques qu’un Autechre meilleur cru (dans un tout autre genre). Ah oui, impossible de passer sous silence ces moments ambient où on a l’impression de suffoquer dans un marécage électrique sur Yuggoth, sous dix tonnes de glaise fumante, avec des espèces de gémissements croassants au loin. Bref, le genre de disque qui me file de malins petits frissons. Mais bon, je vous avais déjà dit que j’étais un dangereux psychopathe, n’est-ce pas ?


Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :