Le retour tant attendu (je l’espère !) de la série de mixtapes préférées des zèbres amphigouriques de la planète IKADOR et des hockeyeurs subaquatiques des îles CYPRION-DE-L’ANSE-SEMPITERNELLE. Un autre voyage sonore pour tous vos sens secoués comme des cocotiers par un vent extra-terrestrement salin ; à travers la musique psychédélique de tous les horizons, qu’ils soient géographiques ou temporels. Du lourd, du léger, de l’expérimental, de l’accessible, du fêlé, du jouissif, du flottant, du brumeux, du lumineux, du funné, de l’euphorique (et bien plus encore !!!).
Bonne écoute à tous ceux dont le prénom est Serge (mais aussi aux autres, car c’est une mixtape inclusive) !
Tracklist:
Delia Derbyshire – Mattachin
The Growing Concern – Edge of Time
Legendary Pink Dots – Pennies for Heaven
The Magic Mixture – (I’m so) Sad
The Byrds – Eight Miles High
Gong – Tropical Fish : Selene
Rupert’s People – Reflections of Charles Brown
Lazy Nickels – 35 Design
Kaleidoscope – Faintly Blowing
Robert Charlebois & Louise Forestier – C.P.R. Blues
Le premier album de la famille Ngozi est un des disques-manifestes du Zamrock ; rock zambien très « garage » s’inspirant grandement du côté de l’occident (Black Sabbath, Hendrix, James Brown). Le leader de ce quatuor légendaire est le guitariste Paul Dobson Nyirongo (renommé Paul « Ngozi » par ses fans, « Ngozi » voulant dire « Danger »). Et ouais la dangereuse famille porte très bien son nom. Voulez-vous du gros criss de FUZZ en pleine tronche (et par là, j’entends de COPIEUSES quantités de FUZZ) ?!? Voulez-vous une avalanche de riffs psychédéliques ultra pesants qui passent toujours proche de faire éclater des petits amplis africains cheapos et qui souvent écrasent à peu près tout dans le mix !? Vous aimez la musique sous-produite et rentre-dedans, qui, de surcroît carbure plus au feeling qu’à la technicité (ici quasi absente, voir la section rythmique amateur et pourtant jouissive) ?!? Le premier Ngozi Family se dresse là pour vous les amis, le sourire pernicieux solidement scotché aux lèvres. C’est un disque cru, tapageur, corrodant, énergique, insolent, casse-cou et casse-oreilles, juvénile, plus punk que punk… et terriblement FUN à écouter.
Conditions d’écoute optimales : Fin de soirée calorifique, avec une bonne bière à la main (ou autre drogue de votre choix), le cul solidement enfoncé dans un divan moelleux et surtout, avec le volume à FOND. Laissez vous recouvrir l’appareil auditif tout entier par cette matière sonore lo-fi et croustillante à souhait. Laissez vous piquer par ces abeilles guitaristiques qui viennent vous frôler le tympan (un peu comme la gratte sur « A minha menina » des Brésiliens d’Os Mutantes). Impossible de ne pas passer un succulent moment avec cet album.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Musi O Tunya – Wings of AfricaWitch – Lazy Bones!!Amanaz – Africa
Que serait l’Halloween sans un peu de shock-rock grand guignolesque ? Cet album d’Alice Cooper (le groupe et non l’artiste solo) est possiblement mon préféré de cette troupe de joyeux bouffons de Phoenix, Arizona. Après leurs deux premiers albums méconnus enregistrés à L.A. auprès d’un certain Frank Zappa et qui s’inscrivent dans une mouvance beaucoup plus psychédélique, le groupe migre vers Detroit (Rock CITAY !) et commence à collaborer avec le producteur Bob Ezrin qui fera d’eux des stars du Hard/Glam Rock. L’album de transition « Love It To Death » (1971) annonce déjà la couleur. Ce « Killer », paru la même année, sera leur consécration.
S’inspirant fortement de groupes tels que The Doors, The Yardbirds, MC5, The Crazy World of Arthur Brown, The Stooges et (évidemment) les Stones, Alice Cooper évolue dans un rock d’inspiration garage/psych mais y ajoute une forte dose de théâtralité et de grandiloquence. On y retrouve aussi pas mal d’humour noir (comme traiter d’un sujet aussi grave que la mort infantile sur « Dead Babies » mais avec un sourire moqueur bien carnassier). Sur « Killer », on retrouve aussi de superbes arrangements de cordes, du saxo et autres cuivres puis des claviers (joués par Ezrin, qu’on peut compter comme membre à part entière de la bande). « Killer » réussit le pari risqué d’offrir une musique originale de grande qualité tout en étant hyper accessible et commercialement viable.
Le côté théâtral évoqué ci-haut est aussi renforcé par une présence scénique hors pair. Les costumes fantasmagoriques que revêt le chanteur Vincent Fournier (alias Alice Cooper) passeront à la légende et influenceront autant Kiss que David Bowie ou Peter Gabriel de Genesis. Voir un show d’Alice Cooper dans les jeunes années 70, c’était un party d’Halloween survolté et sur-vitaminé. Des couleurs grotesques, une ambiance rococo de mauvais goût et une musique archi entraînante.
Sur cet album s’alternent des compos rock sans prise de tête qui sont fortement efficaces (comme le two-punch opener « Under My Wheels » et « Be My Lover ») et des morceaux de bravoure dark psych comme le renversant « Halo of Flies » avec ses nombreux twists and turns, sa guitare bien acide, ses claviers biscornus, ses passages épiques avec des arrangements de cordes, sa rythmique percutante et son final rutilant à l’orgue digne des Doors. Une des plus grandes pièces d’Alice Cooper.
J’ai aussi un faible pour la suivante, « Desperado », qui se veut un hommage à Jim Morrison, récemment disparu à l’époque. La mélodie acoustique y est absolument magnifique et offre un contraste élégant aux moments plus agressifs de la piste. Les arrangements de corde sont, encore une fois, magistraux. Gros coup de coeur aussi pour le ci-haut mentionné « Dead Babies » qui est un morceau de rock-théâtre de très haut niveau. Cette ligne de basse introductrice va rester gravée dans votre matière grise à jamais. J’adore le côté « berceuse pour enfant mort » avec la petite voix entêtante. Cette alternance « moments ridicules / moments graves et solennels » fait mouche à toutes les écoutes. Et les paroles sont absolument HILARANTES. Du grand Alice Cooper. Et le tout s’enchevêtre à merveille à la pièce titre qui termine l’oeuvre avec brio. C’est un genre de « The End » (encore les Doors !) mais musicalement plus complexe et explosif.
Bref, si vous étiez un brin traumatisé par mes autres recommendations discographiques de Samhain et que vous cherchiez quelque chose de plus folichon à vous mettre sous le tympan, « Killer » vaut le détour ! Impossible de passer un mauvais moment avec ce disque, à moins de ne pas aimer le plaisir en temps que tel.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
The Doors – The DoorsThe Crazy World Of Arthur Brown – The Crazy World Of Arthur BrownNew York Dolls – New York Dolls
5ème épisode de « Psychédéliquement vôtre » et pas le moindre, mesdames, messieurs et poulpes cosmiques géants ! Comme vous l’aurez sans doute lu dans le titre (duh), cette incursion au pays du psych se déroule dans ses recoins les plus sombres et damnés… L’oncle Salade, dans sa marmite surréaliste, vous a mijoté un mix avec une trentaine de titres qui font soit référence à l’univers de l’horreur et/ou qui, musicalement et atmosphériquement, comportent des baroqueries, fulgurances et étrangetés qui les font basculer du côté sombre de la force.
Alors, sans plus tarder… bonne écoute à tous les écureuils géants dévoreurs de laitiers sataniques !
Tracklist:
Delia Derbyshire – Delia’s Psychadelian Waltz
Donovan – Season Of The Witch
Fifty Foot Hose – If Not This Time
The C.A. Quintet – Trip Thru Hell (Part I)
Pink Floyd – Lucifer Sam
Uncle Acid & The Deadbeats – 13 Candles
Lucifer – Voices Of The Dead (The Medium)
Hamilton Streetcar – Invisible people
Churchill’s – Straight People
Les Champignons – Le Château Hanté
Electric Prunes – I Had Too Much to Dream (Last Night)
Nous revoici dans le dirigeable métaphysique du caporal d’endives pour un autre voyage intersidéral à travers milles et unes contrées multicolores, déraisonnables, folichonnes et septentrionales, survolant des mélèzes hallucinatoires, des huttes pygmée de cristal liquide, des ouragans qui arborent un sourire digne du chat de Cheshire, des déserts de sucre rose éblouissants, des mers de volutes incantatoires et des villes émeraudes recouvertes d’herbe folle.
Bonne écoute à tous les laitiers psychédéliques !
Tracklist:
20th Century Zoo – Rainbow
Turquoise – Tales Of Flossie Fillett
Bobb Trimble – Premonitions – The Fantasy
Ill Wind – People of the Night
White Noise – Love Without Sound
Os Mutantes – Ave, Lúcifer
Baker Knight & The Knightmares – Hallucinations
Pink Floyd – Candy and a Currant Bun
King Gizzard & The Lizard Wizard – Sleepwalker
Cerebrum – Eagle Death
Bunalım – Başak Saçlım
The Elastik Band – Spazz
Wildflowers – More Than Me
Moorpark Intersection – I Think I’ll Just Go And Find Me A Flower
Spooky Tooth – Weird
Captain Groovy and His Bubblegum Army – Dark Part of My Mind, Pt. 1
Pour ce 9ème épisode des 15 Fréquences Ultimes, les Paradis Étranges ont l’insigne honneur de vous présenter les sélections du très sympathique Philippe Larocque (homme à tout faire et mascotte chez Mothland, programmateur à DISTORTION, DJ Flâneur, faiseux de playlists jouissives… bref un homme occupé !).
Au programme de sieur Larocque, on retrouve du rock alternatif à toutes les sauces (du grunge au post-punk, en passant par le lo-fi), du no wave, du glam-emo-punk, du Jumeaux Cocteau, du Boom Bap, du dub, de la darkwave industriellement MORTE, du power pop, du garage rock et les grands chansonniers irréductibles que sont Dylan et Cohen.
Bonne écoute à tous et à toutes, où que vous soyez (mais particulièrement à ceux qui sont présentement en Papouasie Nouvelle-Guinée) et un gros merci à Phil d’avoir été patient pour la publication de sa mixtape !
Tracklist:
My Chemical Romance – The Sharpest Lives
Nirvana – You Know You’re Right (Home Demo)
Bob Dylan – Rainy Day Women #12 & 35
Moldy Peaches – Steak For Chicken
Jay Reatard – No Time
The Replacements – Answering Machine
The Cure – Cold
Lingua Ignota – DO YOU DOUBT ME TRAITOR
Cocteau Twins – When Mama Was Moth
Rowland S Howard – Sleep Alone
Ezra Furman – Come Here Get Away From Me
Leonard Cohen – Dress Rehearsal Rag
Linton Kwesi Johnson – Five Nights Of Bleeding
De La Soul – Eye Know
Teenage Jesus & The Jerks – I Woke Up Dreaming
Vous pouvez suivre et encourager Phil sur son Instagram et vous vous devez d’ajouter le site web de Mothland et leur Bandcamp à vos favoris !!! Tout ce que Phil et ses merveilleux acolytes sortent vaut la peine d’être entendu !
Troisième dose mes chers amis lysergiques ! Celle-ci est vachement forte et hallucinogène, je vous averti ! Ça commence très fort avec nos Japonais bruyants préférés de Boris accompagnés de l’ami des bêtes Masami Akita qui s’amusent en chœur à faire du Beatles en version Stoner-Noise. Et après, on voyage à travers bon nombre de pépites garage, néo-psych, baroque pop, stoner rock, tropicália, early electronics, yé yé… en passant par les Z’états-Unis, l’Angleterre mais aussi le Brésil, Les Pays-Bas, la France et même la Corée du Sud.
Bonne écoute mes petits capuchons de mélamine rôtis !
Tracklist:
Boris With Merzbow – Walrus
The Open Mind – Magic Potion
Jacques Dutronc – Hippie Hippie Hourrah
The Goody Box – Blow Up
Silver Apples – Confusion
Gal Costa – Objeto sim, objeto não
Inside Experience – Be on My Way
Leaf Hound – Drowned My Life in Fear
Olivia Tremor Control – Green Typewriters IV
Ramases – Earth People
Twink – Fluid
The United States of America – The American Metaphysical Circus
Les Paradis Étranges ne sont pas peu fiers de vous présenter le premier épisode de Psychédéliquement vôtre, un voyage sonore à entreprendre régulièrement avec (ou sans) stupéfiant de votre choix ! Un parcours quasi-infini de la musique psychédélique at-large, tous sous-genres et toutes époques confondues : acid rock, early prog, folk psychée, pop baroque, yé yé, heavy psych, garage rock, néo-psych, krautrock, stoner rock, raga rock, freakbeat, psych-soul, tropicália, noise rock et autre merveilles du genre.
Bonne écoute !
Tracklist:
The Electric Prunes – Dr. Do Good
The Freeborne – Images
The Turfits – If It’s Love You Want
White Room – Thoughts of Yesterday
The Joint Effort – The Third Eye
Som Imaginário – Super-God
Moonkyte – Where Will The Grass Grow
Simon Dupree & The Big Sound – Kites
Park Avenue Playground – The Trip
Public Nuisance – Magical Music Box
J.K. & Co. – Fly
July – Dandelion Seeds
King Gizzard & The Lizard Wizard – Let Me Mend the Past
Ant Trip Ceremony – Locomotive Lamp
Spacemen 3 – Sound of Confusion
Michele – Fallen Angel
The Village S.T.O.P. – Vibration
The Calico Wall – I’m a Living Sickness
The Deviants – Child of the Sky
C.A. Quintet – Underground Music
Shinki Chen & His Friends – Requiem of Confusion
Fifty Foot Hose – Red The Sign Post (Alternate Take)
Mercury Rev – Chasing a Bee
Louise Forestier – From Santa to America
The Strawberry Alarm Clock – Incense and Peppermints