5ème épisode de « Psychédéliquement vôtre » et pas le moindre, mesdames, messieurs et poulpes cosmiques géants ! Comme vous l’aurez sans doute lu dans le titre (duh), cette incursion au pays du psych se déroule dans ses recoins les plus sombres et damnés… L’oncle Salade, dans sa marmite surréaliste, vous a mijoté un mix avec une trentaine de titres qui font soit référence à l’univers de l’horreur et/ou qui, musicalement et atmosphériquement, comportent des baroqueries, fulgurances et étrangetés qui les font basculer du côté sombre de la force.
Alors, sans plus tarder… bonne écoute à tous les écureuils géants dévoreurs de laitiers sataniques !
Tracklist:
Delia Derbyshire – Delia’s Psychadelian Waltz
Donovan – Season Of The Witch
Fifty Foot Hose – If Not This Time
The C.A. Quintet – Trip Thru Hell (Part I)
Pink Floyd – Lucifer Sam
Uncle Acid & The Deadbeats – 13 Candles
Lucifer – Voices Of The Dead (The Medium)
Hamilton Streetcar – Invisible people
Churchill’s – Straight People
Les Champignons – Le Château Hanté
Electric Prunes – I Had Too Much to Dream (Last Night)
Êtes-vous prêt pour une forte dose de DooooooOOOOooooooM, de rock psychédélique, de funk acide, de hardcore punk, de rap enfumé d’la côte est et de métal extrême ??? Ce 13ème épisode des 15 Fréquences vous est alors tout indiqué ! Sébastien Dallaire (Marécages, Badass Commander, Stoned Horses, Fistfuck ; entre autres) vous convie à un rituel haute fréquence où lourdeur primitive s’enchevêtre à merveille à la léthargie lymphatique des esprits les plus embrouillés par multiples substances psychotropes et/ou alcoolisées.
Fermez les lumières, ouvrez-vous une bonne bière de micro, roulez vous un tarpé… et laissez ce marais sonore vertigineusement opiacé vous recouvrir les oreilles, les intestins et la matière grise toute entière.
Bonne écoute tout le monde (y compris les statues de l’île de Pâques).
Tracklist:
Black Sabbath – Cornucopia
Pink Floyd – Interstellar Overdrive
Suffocation – Liege of Inveracity
The Locust – Aotkpta
Genius/Gza – Liquid Swords
Napalm Death – Lucid Fairytale
Arthur Brown – Fire
Sleep – Sonic Titan
Bastard Noise – Earth On A Stretcher
Discharge – Doomsday
Betty Davis – If I’m In Luck I Might Get Picked Up
Incantation – Golgotha
Charles Bronson – Fuck Technology, I’ll Keep My Pocket Change
Pour la 6ème édition des « 15 Fréquences Ultimes », j’ai le plaisir de vous présenter les sélections de sieur Spiritvs, seul maître à bord d’un des projets de Black Metal les plus légendaires et prolifique au Québec. J’ai nommé : Neige et Noirceur.
J’écoute sa musique depuis plus de 10 ans et je le considère, à juste titre, comme un des pionniers de ce qu’on pourrait considérer comme la seconde vague BM québécoise. Ce fut donc pour moi un véritable honneur de me plonger le tympan dans ses influences ; dans ces pièces qui l’ont accompagné et qui ont, en quelque sorte, aidé à façonner le son si unique de Neige et Noirceur.
Bonne écoute !
Tracklist:
Empyrium – When Shadows Grow Longer
Ulver – Capitel I: I Troldskog Faren Vild
Satyricon – The Dawn of a New Age
Darkthrone – Circle the wagons
Cradle of Filth – Cruelty brought the orchids
My Dying Bride – Sear me MCMXCIII
Borknagar – The Dawn Of The End
Paysage d’Hiver – Moloch
Drudkh – The First Snow
Summoning – A New Power Is Rising
Agalloch – …And The Great Cold Death Of The Earth
Black Sabbath – Solitude
Blood Ceremony – The Hermit
Opeth – Windowpane
Vous pouvez suivre et encourager Neige et Noirceur sur la page Bandcamp du projet ou encore sur Facebook.
Style : Psychédélique, Raga Rock, Krautrock, Folk, Stoner Rock gentil
Amateurs de Kosmische Musik de tous azimuts, voici un disque qui devrait vous plaire ! Ce groupe de Tokyo transplanté à Amsterdam (on se demande pourquoi…) oeuvre à émoustiller les tympans des plus chevelus d’entre nous depuis 2012, alors qu’il se sont rencontré dans un monstrueux Jam cosmico-féérique. Ce « Masana Temples » est leur 4ème offrande discographique et il a été enregistré à Lisbonne, avec l’apport considérable du musicien-producteur jazz Bruno Pernadas.
Et ça donne quoi exactement musicalement-parlant ? Et bien, premièrement, comme la magnifique pochette (signée Phannapast Taychamaythakool… super cool à prononcer avec 28 biscuits soda dans la bouche) le laisse entrevoir, il y a un sitar ! Alors moi, je dis déjà mille fois oui ! Mais outre mon sitar-worship, on a ici affaire à un très beau disque de musique psychédélique qui touche à plein de sous-genres… Il y a cet aspect Raga Rock et Folk qui peut nous ramener aux disques non-ambiant de Popol Vuh. Les rythmiques hautement choucroutées et les moments plus rutilants rappellent les belles effusions d’Amon Düül II époque « Tanz der Lemminge ». Sinon, pour citer une influence japonaise, on peut penser au géniaux Flower Travellin’ Band ; mais si ces derniers avaient mis la pédale douce sur le fuzz outrancier… parce que oui, cet album de Kikagaku Moyo est un disque tout duveteux et sirupeux (en grande partie). Du Psychédélisme GENTIL, en somme. Une micro-dose de LSD qu’on mets dans le café matinal un beau Samedi de Juin, alors que le ciel ne finit plus d’être bleu. On peut même parfois entrevoir le spectre sonore de Broadcast (groupe anglais de Trish Keenan et James Cargill) vu le petit côté lounge-baba-cool qui pointe son minois de temps en temps.
Cet album, c’est un beau voyage onirique et énergisant à travers un jardin immense et ensoleillé, le tout bourré d’orfèvreries champêtres, de sitar planant, de basse groovy-licieuse, de percussions exotica-kraut et de guitare tantôt folky tantôt fuzzy (le tout avec un succulent soupçon de thérémine). Les voix sont douces, discrètes, apaisées… Les paroles des pièces sont toutes en yaourt (à part celles, japonaises, de « Nazo Nazo ») ; c’est-à-dire qu’elles n’ont aucun sens et ne sont en fait qu’un enchaînement de sons, syllabes et onomatopées qui « sonnent » comme une langue réelle mais qui n’en est pas une.
Tous construits à partir de jams, les morceaux s’enchevêtrent majestueusement pour créer un tout qui coule comme un long fleuve tranquille dans nos tympans ravis. Cela renforce le versant « voyage » évoqué ci-haut. Parmi mes préférés, je peux citer « Fluffy Kosmisch » qui porte tellement bien son nom. Beau jam céleste et Hawkwind-ien que voilà ! Gros coup de coeur aussi pour « Orange Peel » et sa nostalgie/mélancolie hyper-japonisante. Le genre de truc ULTRA détendu/paresseux qui te donne le goût d’être un cumulus qui sillonne mollement l’azur. Et belle finale aussi sur la très folky « Blanket Song ». Encore un nom bien choisi messieurs ! L’impression d’être sous la couette, dans un hamac qui vogue vers un ailleurs incertain.
Un disque de lazy weekend, pour faire la vaisselle avec son 3ème café à 11h00 du mat, avant d’aller cueillir des champignons en sous-bois…
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
Can – SoundtracksAcid Mothers Temple & The Melting Paraiso U.F.O – Pink Lady Lemonade – You’re From Inner SpaceBroadcast – Haha Sound