Le retour tant attendu (je l’espère !) de la série de mixtapes préférées des zèbres amphigouriques de la planète IKADOR et des hockeyeurs subaquatiques des îles CYPRION-DE-L’ANSE-SEMPITERNELLE. Un autre voyage sonore pour tous vos sens secoués comme des cocotiers par un vent extra-terrestrement salin ; à travers la musique psychédélique de tous les horizons, qu’ils soient géographiques ou temporels. Du lourd, du léger, de l’expérimental, de l’accessible, du fêlé, du jouissif, du flottant, du brumeux, du lumineux, du funné, de l’euphorique (et bien plus encore !!!).
Bonne écoute à tous ceux dont le prénom est Serge (mais aussi aux autres, car c’est une mixtape inclusive) !
Tracklist:
Delia Derbyshire – Mattachin
The Growing Concern – Edge of Time
Legendary Pink Dots – Pennies for Heaven
The Magic Mixture – (I’m so) Sad
The Byrds – Eight Miles High
Gong – Tropical Fish : Selene
Rupert’s People – Reflections of Charles Brown
Lazy Nickels – 35 Design
Kaleidoscope – Faintly Blowing
Robert Charlebois & Louise Forestier – C.P.R. Blues
Style : Pop Psychédélique, Sunshine pop, Pop Baroque
Les Morts-Vivants sont surtout connus pour « Time of the Season » (qui est d’ailleurs présente sur cet album) ou l’utilisation de certaines de leurs pièces antérieures dans un film de notre bon ami Wes Anderson (« The Life Aquatic » pour ne pas le nommer), mais il serait dommage de les considérer comme un groupe de seconde zone. Leur sens mélodique imparable, leurs harmonies vocales dignes des Garçons de la Playa et leurs compositions ont de quoi rivaliser avec les Beatles. Oui-oui. Le mot magique est dit. Et cet « Odessey and Oracle » est un grand disque de son époque, aussi essentiel qu’un « Pet Sounds » ou un « Sgt Pepper ».
En partant : la pochette. Pur produit de son époque (dixit). Psyché-bordélique. Toute dégoulinante de couleurs et suintante d’harmonie joyeusement heureuse et toute ce genre de chose. Annonciatrice du genre de trip ensoleillé et foutraquement orgasmique qui nous attend.
On commence en douceur avec « Care of Cell 44 », joyeux pastiche des Beach Boys. Ya plein de « whom bi bom ba-ba-da » et de « Aaaaah, AAAAA-AH-AH-AH ! » et ce petit piano à la Schroeder dans Peanuts (qui demeure un des ancrages de tout le disque). L’album nous montre vraiment sa superbe avec la pièce suivante, « A Rose For Emily », magnifique joyaux pianistique étincelant de milles feux. C’est beau. C’est tendre. Ça me donne le goût d’embrasser une Émilie en l’an de grâce 1968. On retrouve une forte influence Beatles sur le prochain morceau, « Maybe After He’s Gone ». Le suivant, « Beechwood Park », est d’une splendeur toute contrôlée, bien anglaise quoi. C’est du Zombies pur jus. Ces garçons timides qui composent des belles chansons nostalgiques portées par leurs voix pleines d’attente et ce clavier ensorcelant. Sont vraiment les maîtres des refrains accrocheurs et des finales splendissimes aussi. C’est ensuite le temps des brèves chandelles ; encore un hymne mélancolique mais exposé à un Soleil irradiant. J’aime cette tristesse résignée et bizarrement joyeuse qui sévit chez ce groupe.
Vient ensuite un des plus beaux moments discographiques des Zombies, « Hung Up On A Dream », véritable coffre-aux-trésors de 3 minutes. Il y a tout dans cette chanson faussement joviale, où l’on nous dit que « Sometimes I think I never find such purity & peace of mind again. » La fin de l’innocence. La musique faussement optimiste est celle qui me fait le plus pleurer, pas vous ?
« Changes » est une sympathique réminiscence du Flower Power avec cette flûte entêtante. « I Want Her She Wants Me » est un bel écho aux œuvres de jeunesse du band mais orchestrée à la manière du Sergent Poivre. C’est aussi le morceau le moins bien produit du disque, comme à part. Mais je l’aime ainsi. Ensuite, nos joyaux drilles nous disent triomphalement que ce sera leur année (avec leur armée de cuivres), alors qu’à la sortie de « Odessey », le groupe n’existe déjà plus.
« Butcher’s Tale ». L’anomalie du disque. L’OVNI sonore des Zombies. Leur truc le plus expérimental et sombre. Et ma pièce préférée. Un morceau qui aurait fait bonne figure chez White Noise. Une ouverture des plus creepy, tout en voix résonantes, et cet harmonium de carnaval déjanté qui ouvre le bal avec un Chris White qui remplace Colin Blunstone aux vocaux, relatant les horreurs de la Grande Guerre. Un moment étrangement glaçant dans un album pourtant porté sur l’allégresse.
« Friends of Mine » est bon, mais peut-être le seul moment plus faiblounet du disque. Ne reste que l’hymne national des Zombies, l’incroyable « Time of the Season ». Comment résister à applaudir intérieurement en savourant cette petite merveille pleine de basse sexualisante, de notes de piano en forme de goûtes de pluie et ces foutues solo de claviers d’orgues kitschouilles. Du BO-NHEUR auditif, mesdames-messieurs.
Voilà là un GRAND disque de pop qu’il faudrait réhabiliter de toute urgence. Acheter vous une copie. Non. 2 copies. Non. 16. Et donnez cet album à vos proches, vos amis, vos ennemis, des itinérants, des zèbres au zoo. Il faut qu’Odessey and Oracle ait son heure de gloire, enfin.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
The Beatles – Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club BandThe Millenium – BeginNirvana – The Story of Simon Simopath
Je vous ai chanté les louanges de son sublissime premier album Préfontaine (via ma playlist de la semaine passée) et c’est maintenant à son tour de vous présenter ses 15 pièces chouchous !
Maud Evelyne apporte un vent de fraicheur sur la scène musicale québécoise indépendante. Alliant avec une maitrise déconcertante chansons folk mélancoliques et piécettes rétro-pop-futuriste à des textes à la fois surréalistes, fortement imagés et originaux, notre auteur-compositrice-interprète adorée est une de mes plus belles découvertes de l’année et devrait l’être pour tous ceux et celles d’entre vous qui n’avez pas encore eu la chance de fouler son monde sonore onirique à souhait (vous avez le temps encore ; il vous reste un mois !).
À l’écoute de cette délectable mixtape, vous voyagerez à travers le fuzz-rock tropicaliste d’Os Mutantes, l’afropop jazzy/funky-licieuse du Nigérien Fela Kuti, la pop soignée et doucereusement psych de la Galloise Cate Le Bon, la grandeur romantique architecturale du compositeur allemand Richard Strauss, la country enchanteresse de notre cowboy québécois préféré (Willie !) et la chanson extravagante de la française Brigitte Fontaine… Et bien d’autres déliciosités folk et baroque-pop en prime !
Je souhaite donc une exquise écoute à tous et toutes, y compris les pattes de chaise scandinaves et les ragondins amateurs de danses slaves !
Tracklist:
Os Mutantes – A minha menina
Fela Kuti – I Know Your Feeling
The Beach Boys – I Just Wasn’t Made For These Times
The Kinks – Waterloo Sunset
The Beatles – Yes It Is
Brigitte Fontaine – Cet enfant que je t’avais fait
Joan Baez – Babe, I’m Gonna Leave You
Gillian Welch – Revelator
Cate Le Bon – Are You with Me Now?
The Dø – Slippery Slope
Willie Lamothe – Mille après mille
Sandy Denny – It’ll Take A Long Time
Nick Drake – River Man
Richard Strauss – Im Abendrot (Elisabeth Schwarzkopf)
Nous revoici dans le dirigeable métaphysique du caporal d’endives pour un autre voyage intersidéral à travers milles et unes contrées multicolores, déraisonnables, folichonnes et septentrionales, survolant des mélèzes hallucinatoires, des huttes pygmée de cristal liquide, des ouragans qui arborent un sourire digne du chat de Cheshire, des déserts de sucre rose éblouissants, des mers de volutes incantatoires et des villes émeraudes recouvertes d’herbe folle.
Bonne écoute à tous les laitiers psychédéliques !
Tracklist:
20th Century Zoo – Rainbow
Turquoise – Tales Of Flossie Fillett
Bobb Trimble – Premonitions – The Fantasy
Ill Wind – People of the Night
White Noise – Love Without Sound
Os Mutantes – Ave, Lúcifer
Baker Knight & The Knightmares – Hallucinations
Pink Floyd – Candy and a Currant Bun
King Gizzard & The Lizard Wizard – Sleepwalker
Cerebrum – Eagle Death
Bunalım – Başak Saçlım
The Elastik Band – Spazz
Wildflowers – More Than Me
Moorpark Intersection – I Think I’ll Just Go And Find Me A Flower
Spooky Tooth – Weird
Captain Groovy and His Bubblegum Army – Dark Part of My Mind, Pt. 1
Bonjour / Good Morning chers passagers. Vous pouvez déboucler vos ceintures en laine minérale et ornées de fleurs hawaïennes. Vous êtes arrivés à destination : le cerveau de Brian Wilson pendant les enregistrements chaotiques de « Smile » première mouture (n’oubliez pas votre casque de pompier !!!)… Noah Lennox est votre sympathique pilote mais il préfère vous avertir : il y avait du LSD dans tous les articles du menu servi à bord (oui ! même dans le « sans gluten » !). Si vous vous disiez justement que ça brillait drôlement dans votre champ de vision (en plus des zèbres qui explosent en firmaments laiteux et des ours chapeautés de FEZ multicolores et jouant du glockenspiel avec une ferveur toujours renouvelée), vous en connaissez maintenant la raison !
Percussionniste et chanteur du groupe Animal Collective, Noah (alias l’Ours Panda) livre son deuxième album solo en la forme de ce « Person Pitch » psychédéliquement vôtre. Ce disque est un sale trip, mes amis. Un genre de croisement contre-nature entre « Martine à la plage » et « 2001 Space Odyssey », avec en prime (et pour le même prix !) un peu de ukulélé pour les amateurs. Ou si vous préférez : c’est un pique-nique embrumé sur une plage interstellaire (et bordée par une mer d’astéroïdes) où dansent des chamans habillés de toges en diamants. Et au loin, on entend d’irréels chants de baleines fantômes s’entrechoquant au scintillement sonore des étoiles. Je sais… il n’y a pas réellement de sons dans l’espace. Mais « Person Pitch » est loin d’être réel. C’est plutôt un beau rêve dont on se réveille armé d’un sourire de défoncé mental et dont on à peine à se rappeler les moindres détails. On sait juste que c’était plaisant et positif. Et qu’on aurait donc le goût de manger 18 toasts sur un restant de braises de feu de camp.
Basé à 90% de samples diverses, l’oeuvre se veut un hommage ambiant-maximaliste à la Beach Muzik des années 60. Ce n’est pas un album à écouter en faisant votre vaisselle ou en faisant le ménage de votre chaumière (à part si vous accordez des qualités lysergiques à ces tâches ménagères… et là, je vous trouverais encore plus bizarroïdes que moi). L’écoute se fait mieux alors que votre postérieur est solidement posé sur un divan moelleux ou même dans votre lit, dans un état semi-comateux (avec l’apport non négligeable de bons écouteurs). Et là, vous entendrez la magie s’opérer. Et vous aussi, vous serez porté par ces guitares apaisantes, ces xylophones sucrés, ces chants électro-grégoriens, ces percussions tribales branchées sur un voltage très approximatif, ces synthés dérangés, cette voix qui se permute en milles et unes galaxies bruitatives… Et vous tomberez en amour avec cette ambiance cosmique totalement unique.
Un album à ranger à côté de « California » de Mr. Bungle et bien évidemment, « Pet Sounds » des Beach Boys.
Dans un même état d’esprit, Salade vous recommande :
The Avalanches – Since I Left YouThe Beach Boys – Pet SoundsEl Guincho – Alegranza
Troisième dose mes chers amis lysergiques ! Celle-ci est vachement forte et hallucinogène, je vous averti ! Ça commence très fort avec nos Japonais bruyants préférés de Boris accompagnés de l’ami des bêtes Masami Akita qui s’amusent en chœur à faire du Beatles en version Stoner-Noise. Et après, on voyage à travers bon nombre de pépites garage, néo-psych, baroque pop, stoner rock, tropicália, early electronics, yé yé… en passant par les Z’états-Unis, l’Angleterre mais aussi le Brésil, Les Pays-Bas, la France et même la Corée du Sud.
Bonne écoute mes petits capuchons de mélamine rôtis !
Tracklist:
Boris With Merzbow – Walrus
The Open Mind – Magic Potion
Jacques Dutronc – Hippie Hippie Hourrah
The Goody Box – Blow Up
Silver Apples – Confusion
Gal Costa – Objeto sim, objeto não
Inside Experience – Be on My Way
Leaf Hound – Drowned My Life in Fear
Olivia Tremor Control – Green Typewriters IV
Ramases – Earth People
Twink – Fluid
The United States of America – The American Metaphysical Circus
Deuxième épisode de cette série de mixtapes qui vous offre une forte dose (lysergique) de plaisir sonore. EN JOIE mes chères et chers mesdames, messieurs, enfants indigo, bulletins scolaires zombifiés, théières volantes péruviennes ; sans oublier mes amies les pieuvres multicolores de la baie galaxique étoilée de Saint-Fulgence !
Tracklist:
Me and The Rest – Mark Time
Thee Oh Sees – Carrion Crawler
The Generation Gap – Plastic Faces
The Bermuda Jam – Good Trip Lollipop
Sagittarius – My World Fell Down
Linda Perhacs – Parallelograms
Ginette Bellavance & YUL – Mister Canada
Acid Mothers Temple & the Melting Paraiso U.F.O. – Amphetamine A Go Go/Pink Lemonade
Déjà le troisième épisode des 15 Fréquences Ultimes, cette fois avec les choix musicaux de la talentueuse auteure-compositrice Rachel Leblanc. Celle qu’on connaît sous le savoureux nom de Vanille nous assène une irrésistible dose de douceur directement dans les tympans ; ces derniers se retrouvant gorgés de liesse sonore brute et absolue. C’est une mixtape que je qualifierais de forestière et d’automnale. Ça lorgne du côté du folk psychédélique, du pop baroque, sunshine pop et autres déliciosités du genre… Bref, du psychédélisme « gentil » qu’il fait bon écouter le dimanche matin, café à la main, alors qu’on vient à peine d’émerger du monde des songes opiacés, l’esprit encore tout engourdi.
C’est aussi totalement à l’image de la musique ravissante de Vanille ; en particulier son plus récent opus « La clairière », un disque que vous devez absolument vous procurer à la vitesse grand V (et qui sera assurément dans mon Top Albums Québec de la fin de l’année).
Bonne écoute messieurs-dames et aussi aux cerfs de virginie, oiseaux de toutes les couleurs possibles et impossibles, coatis à nez blanc et tous les amateurs d’orchestrations voluptueuses et de flûte traversière !
Tracklist:
The Millennium – 5 a.m.
Kevin Ayers – Town Feeling
The Beach Boys – Wonderful
Buffalo Springfield – Expecting to Fly
Sibylle Baier – Colour Green
Fairport Convention – Who Knows Where The Time Goes?
Les Paradis Étranges ne sont pas peu fiers de vous présenter le premier épisode de Psychédéliquement vôtre, un voyage sonore à entreprendre régulièrement avec (ou sans) stupéfiant de votre choix ! Un parcours quasi-infini de la musique psychédélique at-large, tous sous-genres et toutes époques confondues : acid rock, early prog, folk psychée, pop baroque, yé yé, heavy psych, garage rock, néo-psych, krautrock, stoner rock, raga rock, freakbeat, psych-soul, tropicália, noise rock et autre merveilles du genre.
Bonne écoute !
Tracklist:
The Electric Prunes – Dr. Do Good
The Freeborne – Images
The Turfits – If It’s Love You Want
White Room – Thoughts of Yesterday
The Joint Effort – The Third Eye
Som Imaginário – Super-God
Moonkyte – Where Will The Grass Grow
Simon Dupree & The Big Sound – Kites
Park Avenue Playground – The Trip
Public Nuisance – Magical Music Box
J.K. & Co. – Fly
July – Dandelion Seeds
King Gizzard & The Lizard Wizard – Let Me Mend the Past
Ant Trip Ceremony – Locomotive Lamp
Spacemen 3 – Sound of Confusion
Michele – Fallen Angel
The Village S.T.O.P. – Vibration
The Calico Wall – I’m a Living Sickness
The Deviants – Child of the Sky
C.A. Quintet – Underground Music
Shinki Chen & His Friends – Requiem of Confusion
Fifty Foot Hose – Red The Sign Post (Alternate Take)
Mercury Rev – Chasing a Bee
Louise Forestier – From Santa to America
The Strawberry Alarm Clock – Incense and Peppermints