SALADE D’ENDIVES

PHYSIQUE :
- Alamire, Clare Wilkinson, Jacob Heringman, Kirsty Whatley, David Skinner – Anne Boleyn’s Songbook (Obsidian, 2 x CD) [2015]
Anne Boleyn… deuxième épouse d’Henry VIII (et la plus célèbre). Femme de culture et de coeur, intelligente, sensible, qui fit son éducation artistique au Pays-Bas et en France, y découvrant les plus grands compositeurs flamands et français de l’époque : des Près, Brumel, Mouton, Févin, Compère, etc… Avant de connaître son destin tragique, Boleyn compila au fil des ans un recueil de ses oeuvres musicales préférées, qu’elles soient profanes ou sacrées, instrumentales ou vocales. Ce très beau disque double de l’ensemble vocal Alamire propose un programme musical extirpé à 100% de ce « Songbook » (toujours conservé à la bibliothèque du Royal College of Music de Londres).
- Billie Holiday – Lady In Satin (Columbia, CD) [1958]
Chef d’oeuvre incontesté de jazz vocal et un des disques les plus « douloureux » à écouter (malgré la beauté des arrangements)… C’est Billie à la fin de sa vie, un an avant son décès, la voix éreintée et détruite, le corps meurtri par l’abus de drogues, le coeur brisé en milles millions de miettes qui ne pourront plus jamais être recollées. Si vous vous demandiez si on peut enregistrer de la douleur authentique sur disque, écoutez moi ce Lady in Satin au plus vite. Ce disque sent la MORT. Et jamais mort n’aura été aussi belle.
- Magma – Mekanïk Destruktïẁ Kommandöh (Seventh, CD) [1973]
Malgré toute la violence du propos, cette oeuvre explose dans une forme d’allégresse grisante. Jamais cataclysme n’aura autant été illustré avec tant de lumière folle et de béatitude exaltante. Nos tympans ravis jusqu’à plus soif sont conviés à une véritable célébration orgiaque de la destruction complète et totale d’un univers bientôt révolu… Cet album est une charge émotive forte qu’on reçoit en plein dans la gueule (avec délice, il va sans dire) : chorale kobaïenne frénétiquement possédée, section d’assaut rythmique qui tel un Tank détruit tout sur son passage (l’ineffable duo Vander-Top), cuivres en transe, guitare chatoyante de Claude Olmos, Klaus Blasquiz qui joue à la corde-à-danser avec ses cordes vocales et ce piano martelé à qui mieux-mieux qui trône au dessus de la masse sonore… Tout cela ne fait qu’un tout effervescent. Tout cela s’enchevêtre dans l’éther pour devenir une espèce de Supernova musicale que rien ne peut arrêter…
- Fela Kuti & The Africa 70 – Shakara / London Scene (Knitting Factory, CD) [1973/1971]
- Fela Kuti & The Africa 70 – Opposite People / Sorrow Tears And Blood (Knitting Factory, CD) [1977]
Quatre albums fabuleux du légendaire maître incontesté de l’Afrobeat ; une bien petite portion de mon sublissime coffret intégral de l’oeuvre de l’homme (parce ce que TOUT est essentiel chez Fela donc : pourquoi se priver). Une discographie dont l’écoute s’avère absolument nécessaire pour tout fan de musique africaine qui se respecte un tant soit peu. Groovy-funky-licieux.
- Spoils Of War – The Spoils Of War II (Shadoks Music, 2 x Vinyle) [Archival, 2002]
*Matériel enregistré entre 1967 et 1971
Excellent groupe de rock psychédélique expérimental (mené par le multi-instrumentiste Jim Cuomo) qui n’a hélas jamais pu publier sa musique durant son existence. Merci donc à Shadoks d’avoir pu rendre ces merveilles disponibles à un plus vaste auditoire. Le « butin de guerre », c’est en plein le genre de psych qui me parle beaucoup. Hyper éclaté et varié, dans la veine de groupes tels que West Coast Experimental Pop Art Band, United States of America, White Noise, Silver Apples, Fifty Foot Hose, etc… Un superbe mélange de acid rock, de proto-prog, de moogsploitation/space age pop, de proto-électronique, de folk timbré et de jazz-rock ; le tout avec des guitare bien fuzz et de l’orgue électrique en masse. Le genre de truc qui va parler aux fans de Broadcast et Vanishing Twin.
- The Roots – Phrenology (MCA, CD) [2002]
Après le sommet qu’était l’album précédent (Things Fall Apart), les Racines auraient aisément pu s’asseoir sur leurs lauriers et continuer dans cette voie. Mais les Roots ne font pas ça. Ils sont beaucoup trop curieux, imaginatifs et avides d’explorations sonores pour cela. Phrenology est un laboratoire d’expérimentations diverses et fascinantes, proposant des beats rugueux et lourds ainsi que des moments inusités ; comme un morceau punk de 24 secondes nommé « !!!!!!! » ou encore « Water », piste de 10 minutes qui prend éventuellement un virage abstrait-psych-jazz-électro-maximaliste-plunderphonics avec la présence de guitares folles ! La production est juste sublime. Les lyrics de Black Thought sont incroyables, ce dernier s’imposant ici comme LE parolier ultime des Roots. Grand album et un de mes préférés du groupe.
- Trhä – Tálcunnana Dëhajma Tun Dejl Bënatsë Abcul’han Dlhenisë Ëlh Inagat, Jahadlhë Adrhasha Dauzglën Nu Dlhevusao Ibajngra Nava Líeshtamhan Ëf Novejhan Conetsë Danëctsë Kin, Ëf Tu Dlhicadëtrhënna Bë Ablhundrhaba Judjenan Alhëtangrasë Shidandlhamësë Inkom (Ixiol Productions, Vinyle) [2022]
Possiblement mon projet de black métal préféré actuellement, le très (trop diront certains) prolifique one-man band Trhä produit une quantité impressionnante d’albums et de splits depuis la sortie de son premier opus Nvenlanëg en 2020. Sa musique, totalement unique et mystique, mélange bon nombre de genres et d’influences : black métal atmosphérique lo-fi avec une forte ascendance ambient (rappelant les travaux de Paysage d’Hiver ou encore Bekëth Nexëhmü), dungeon/winter/comfy synth, Black Screamo (à la Sadness), Darkwave néo-classique, Blackgaze et Ambient pur. Et tout ceci s’enchevêtre dans la marmite magique de Trhä pour créer un tout hyper personnel, unique et un brin psychédélique/opiacé/confus.
Cet album au nom presque comiquement trop long (dans une langue inventée, qui plus est) est consisté d’une seule piste absolument renversante et assez stupéfiante, qui juxtapose des sons de synthés nostalgiques/joyeux (qui sonnent presque « disque de new age de Noël ») à un black metal cru et mélancolique en diable. Le résultat fera fuir certains mais pour moi, ça fait MOUCHE. C’est comme se retrouver enfermé dans une boule à neige qui se fait violemment « shaker »… être désorienté, se faire virevolter de tout bord tout côté dans la neige folle… puis errer dans ce monde féérique et sibyllin, qui met en scène un père Noël grimé de corpse paint qui livre des cadeaux à des enfants nains de jardins.
- Hilary Woods – Acts Of Light (Sacred Bones, Vinyle) [2023]
L’album le plus sombre de 2023 et aussi un de mes préférés… Musique de rituel assombri et occulte dans les bois perdus, faiblement éclairés par une lune de suie. 9 pistes funéraires très drone et mettant en scène une contrebasse sous-terraine, du violoncelle éploré, des field recordings, des murmures de perdition et une chorale fantomatique qui semble gémir dans la nuit éternelle, sous dix milles couches de ténèbres rampantes.
- Barbara Monk Feldman (GBSR Duo with Mira Benjamin) – Verses (Another Timbre, CD) [2021]
Délicate suite de 5 pièces pour piano, percussion et violon, composée par la veuve de l’immense Morton Feldman entre 1988 et 1997, en hommage à son défunt mari. Les amateurs de Morton se retrouveront pleinement dans cette oeuvre où l’intimité et le mystère sont palpables.
- Pierrot Lunaire – Pierrot Lunaire (Sony Music, CD) [1974]
Un premier album de facture plus classique que leur second chef d’oeuvre d’avant-prog (Gudrun, paru en 1977) pour ce groupe italien. Cela demeure tout de même un excellent disque de rock/folk progressif très pastoral, parfois festif (ne vous fiez pas à la pochette vachement inquiétante) et parfois mélancolique ; proposant de très belles mélodies portées par ce piano entêtant (très mis de l’avant) et par une ribambelles de guitares (12 cordes, acoustique, électrique, mandoline, sitar).
- John Zorn – The Unknown Masada (Tzadik, CD) [2003]
Pour célébrer en grand les 10 ans de la formation free jazz hébraïque Masada, tonton Zornounet a décidé de nous faire offrande de plusieurs albums « anniversaires ». Ceci est le troisième volume de cette sublime série de disques qui marqueront les esprits des mélomanes particulièrement cauteleux de 2003 à 2005 (et en particulier le mien). Ce Masada « inconnu » porte bien son nom car il nous présente des compos inédites mais interprétés non pas par le miraculeux quatuor mais plutôt par divers artistes/groupes de l’écurie Tzadik (mais pas que)… Regardez-moi le line-up de fou furieux : le violoncelliste énorme Erik Friendlander, le violoniste polymorphe Eyvind Kang, le super-groupe expérimentalo-métalo-foutraque Fantômas, le batteur japonais punk-zeuhl-timbré Yoshida Tatsuya (des légendaires Ruins), le précieux acolyte trompettiste Dave Douglas (accompagné de Zorn lui-même au saxo), Jamie Saft (claviériste dans Electric FUCKING Masada), la bidouilleuse électronique Ikue Mori, le compositeur/trompettiste légendaire Wadada Leo Smith ET J’EN PASSE. À travers les pattes de ces musiciens immenses (la crème de l’avant-garde), les compos néo-klezmer-jazz-ultra-complexes de Zorn prennent différentes teintes kaléidoscopiques psychotropes. Mais on entend toujours la facture complètement inimitable d’un des plus grands muzikos et compositeurs des 40 dernières années. Absolument magistral.
- Earth – Earth 2: Special Low Frequency Version (Sub Pop, CD) [1993]
Amateurs de drone dooooooom Metal, les deux premiers albums de Earth représentent la genèse du style et sont donc essentiels à votre culture musicale. À l’ardoise sur ce Earth 2 : trois longues pistes leeeeentes, pesantes, monolithiques, où les riffs de guitares durent éternellement et se perdent dans l’horizon, se percutent, s’entrechoquent, devenant par le fait même un espèce de grunge-ambient tari, désertique et post-apocalyptique. C’est comme un album de Black Sabbath que tu fais jouer en 10 fois plus lent, en montant la basse au MAXIMUM. De leur propre aveu, Sunn o))) n’existerait pas si Earth n’avait pas sorti cet album.
- The Smashing Pumpkins – Mellon Collie And The Infinite Sadness (Virgin, 2 x CD) [1995]
N’en déplaise à plusieurs, j’ai toujours préféré Smashing à Nirvana (oui, vous pouvez me lapider) et je considère Siamese Dream comme le meilleur album grunge de tous les temps (en plus d’être un chef d’oeuvre de Shoegaze). Melon Collie est ultimement moins parfait que son prédécesseur et certains le trouvent trop long… mais pour moi, c’est un régal d’un bout à l’autre. Je salue aussi l’audace de sortir un album concept double dans le contexte de l’époque (c’est un move très très « prog » ça). Il y a des morceaux absolument incroyables là-dessus et un son de guitare qui me fait brailler de bonheur. Faut vraiment qu’un album soit superbement composé et produit pour que je réussisse à me farcir un aussi médiocre chanteur pendant plus de 2 heures.
- Poppet – They Merrilly Prance OST (Gulik, Cassette) [2022]
Une trame sonore pour un jeu de horror-folk text-based. Poppet mélange avec brio le dungeon synth, le horror synth et le dark ambient, en incluant aussi une pièce de goth-rock d’un groupe fictif (Dissipation) qui fait parti du récit du jeu en question. Très très fun.
- The Toors – Dwarves and Plants (Phantom Lure, Cassette) [2023]
ADORABLE EP de ce projet de comfy synth qui fait immédiatement penser au génial Plantasia de Mort Garson. Ce truc est tellement sympathique et addictif. Le genre de musique qui te fait sourire même si tu viens de vivre une journée de merde absolue.
- Malokarpatan – Krupinské Ohne (The Ajna Offensive, CD) [2020]
Je me passe ce troisième album de ce génial groupe slovaque en attendant leur quatrième opus. À chaque offrande discographique, Malokarpatan réussissent avec brio le pari très risqué d’être à la fois hyper divertissants/fun et hyper artistiquement accomplis, ce qui font d’eux l’un des groupes les plus intéressants de la scène Métal actuelle.
Krupinské Ohne est un album incroyablement maitrisé qui fusionne une quantité assez ahurissante de genres musicaux : black métal atmosphérique, rock progressif, speed/heavy metal 80s (très NWOBHM), folk/trash métal Bathory-esque, musique folklorique slave + quelques passages dark ambient cinématographiques. Bref, c’est un peu un genre de Iron Maiden slave fronté par Quorthon. Délicieux.
- Eyávbëg – Olhuetétuhe: Útgustdëtii Inhúmilitæ Ëyamdirbésara Pótientæ (APOTT / GoatowaRex, Cassette) [2016]
Raw lo-fi black metal mexicain irrémédiablement noisy/dissonant/sursaturé/WTF et toujours à la limite de l’effondrement complet. Pour ceux qui trouvent que le black metal est rendu trop propre, jetez votre oreille du côté ce marécage sonore suppuré et peuplé de créatures impossibles et grouillantes. Écouter Eyávbëg, c’est comme se trouver dans le noir absolu, ligoté dans un cachot humide et purulent, dont les murs sont faits de chair grise, chaude et malade… Et des brèches sanguinolentes qui se forment dans cette chair tuméfiée, s’échappent des milliers d’insectes avides et d’araignées aux yeux malveillants et stupides. Pour masochistes seulement (j’en suis).
- Pere Ubu – The Modern Dance (Geffen, CD) [1978]
Quel putain de disque génialement tordu que voilà ! C’est genre Grover de Sesame Street (mon préféré) qui serait chanteur du Roxy Music des débuts (les trois premiers albums) mais dans les late 70s, en mode art-punk avec des relents de free jazz, de no wave et de garage rock dissonant. Euphorique, torturé et très très TRÈS fun. Le genre de truc tellement en avance sur son temps que ça pourrait sortir demain matin qu’on l’encenserait (à juste titre) comme une merveille bizarroïde de haut calibre.
- Paul Beaver & Bernard L. Krause – The Nonesuch Guide To Electronic Music (Nonesuch, 2 x Vinyle) [1968]
Un disque très très important dans l’évolution de la (alors jeune) musique électronique. Paul CASTOR et son comparse Bernard(-l’ermite) Krause ont voulu faire un genre de guide sonore des capacités/possibilités des synthétiseurs modulaires Moog, alors à la fine pointe de la technologie. Il n’y a qu’une seule pièce musicale en soi, « Peace Three » (répétée deux fois). Le reste, c’est un geek-fest : les différents sons électroniques produits par le synthé mis de l’avant, isolés des autres. C’est le début d’un monde sonore nouveau, qui allait bientôt influencer la musique at large dans tous ses styles et déclinaisons.
Un achat essentiel pour tout fan de musique électronique ou quiconque se cherche des samples old school électro !
P.S. : les fans de jeux vidéos de plus de 35 ans seront surpris de réaliser à l’écoute à quel point certains de ces sons ressemblent à ce qu’on retrouvait effets sonores et bandes sons de jeux Nes, Atari, Coleco Vision, etc…
- Merzbow | Shora – Switching Rethorics (Bisect Bleep Industries, CD) [2002]
Magistral split de notre ami Masami avec Shora, groupe post-hardcore/mathcore suisse. Ça te décrasse le système bien comme il faut. Le maître incontesté du Harsh Noise Japonais est en train grande forme et Shora (qui ont connu une bien trop courte carrière) sont positivement renversants. Le meilleur de deux mondes sonores extrêmes réunis pour notre plus grand bonheur acouphèné.
- HMLTD – The Worm (Lucky Number, Vinyle) [2023]
Un opéra rock à propos du ver qui sommeille en chacun de nous (non, on ne parle pas de santé gastrique ici)… Un album à la fois affreusement génial et glorieusement insupportable, mais qui créé une forte addiction chez tous les fans de musique rocambolesque, grandiloquente, alambiquée. Un genre de croisement illicite entre black midi, Radiohead et Black Country, New Road… mélangeant art pop, prog symphonique, glam et post-punk nerveux. Le Lamb Lies Down on Broadway d’une nouvelle génération.
- Les Musiciens Du Nil – Egypte (Ocora, Vinyle) [1977]
Originaires de la région de Louxor et des villages avoisinants, les Musiciens du Nil font de la musique traditionnelle (instrumentale ou chantée) et de la musique de danse, en utilisant entre autres la vièle rababa (l’ancêtre du violon) et multiple percussions. On navigue ici dans le vrai, dans l’authentique… à travers l’histoire et le partage des traditions musicales ancestrales. Merci Ocora de toujours proposer de si beaux voyages sonores à travers ces cultures étrangères fascinantes.
- Henry Flynt – You Are My Everlovin (Superior Viaduct, CD) [1986]
Attention : chef d’oeuvre total, complet et ahurissant de minimalisme / avant-garde / drone / psych-avant-folk / musique classique hindoustanie croisée célestement au primitivisme américain d’une si unique façon. Le trip total. Un disque IMPORTANT.
STREAMING :
- Morton Feldman – Marc-André Hamelin – For Bunita Marcus
https://open.spotify.com/album/47RooV2ME8LXb1HtepWc7V?si=hWqhuYaaRZOPCkzRnxmhVQ - Ithildin – A Long-Expected Party
https://ithildin.bandcamp.com/album/a-long-expected-party - Nocturnal Apparition – Key XIX: Ephialtes
https://windkeytapes.bandcamp.com/album/key-xix-ephialtes - Hideous Gomphidius – Apparitions Of The Sporeborn
https://hideousgomphidius.bandcamp.com/album/apparitions-of-the-sporeborn - Chi To Shizuku – 血と雫 je prie pour que la goutte ne tombe pas
https://anarchiveslabel.bandcamp.com/album/je-prie-pour-que-la-goutte-ne-tombe-pas - My Little Airport – 在動物園散步才是正經事 – The OK Thing To Do On Sunday Afternoon Is To Toddle In The Zoo
https://open.spotify.com/album/3R06MVz2i8ynBUfar35Ixk?si=7uSN43i0SWSt-EGfIXFhCQ - My Little Airport – 香港是個大商場 Hong Kong Is One Big Shopping Mall
https://open.spotify.com/album/4IahSN323BK3ildVVGOlfT?si=PoqpbCnuRg-HvX_b7km82Q - My Little Airport – 你說之後會找我 You Said We’d Be Back
https://open.spotify.com/album/3dJsTKVZ2XG4hKu7OJ43Rt?si=YvGmLr_3QnStyYmDgpV_hg - Alessandro Alessandroni – Open Air Parade
https://open.spotify.com/album/21PtjTrXiVoozxA8vmv0r2?si=xr8T5ZbLSWiHnGPIIl4GyA - Ugo Fusco – Piacevole Ascolto
https://open.spotify.com/album/15zFjBB91DeVNKxVcE4INW?si=BBGYRryNT7Wf0iB1s0n3qw - The Heart of a Mangas: Intersections of Popular Greek Theater & Rebetiko in Chicago & New York, 1923-29
https://canary-records.bandcamp.com/album/the-heart-of-a-mangas-intersections-of-popular-greek-theater-rebetiko-in-chicago-new-york-1923-29 - LE JARDIN W/ SARAH DAVACHI – LOS ANGELES, 15.01.24 (NTS.LIVE)
https://www.nts.live/shows/sarah-davachi/episodes/sarah-davachi-15th-january-2024
GUILLAUME P. TRÉPANIER

Écoutes récentes, de gauche à droite :
- Pluto – Pluto (1971) [UK]
Hard rock anglais obscur, un peu niais et crasseux, qui flirte avec le prog et le protonde chez proto-metal. J’aime beaucoup le vieux hard rock early 70s, on y retrouve toujours un sentiment de rébellion et une grosse volonté de défoncer des portes closes chez les groupes.
- The Mars Volta – The Mars Volta (2022) [US]
Pour citer Cedric Bixler-Zavala : « We wanted to make a sunday morning record ».
Well, si c’était ça l’intention, c’est plutôt réussi. C’est la première fois qu’on ne me demande pas d’arrêter la musique dès les 2 premières minutes où je fais jouer du Mars Volta.
- The Mars Volta – Que Dios Te Maldiga Mi Corazon (2023) [US]
Pour ceux qui n’ont pas apprécié le dernier Volta, je recommande fortement sa version acoustique. En fait, c’est même ici que ça se passe. Un album ancré dans les racines latines de ses créateurs, l’émotion dans le tapis.
- Jordsjø – Pastoralia (2021) [Norvège]
Groupe de prog norvégien actuel dans la veine de Jethro Tull, mais un peu plus jazzé. Pastoralia contient des riffs catchy, des arrangements époustouflants aux instruments à vent et de la guitare jazz-rock éblouissante.
- Yves Laferrière – Yves Laferrière (1978) [QC]
Un de mes albums québécois préférés par un des plus grands bassistes de tous les temps. Yves Laferrière et sa musique douce, engageante, hors du commun et ultra mélodique. Quand on chante un air de basse, t’sais.
- Population II – À La Ô Terre (2020) [QC]
Après avoir apprécié fortement leur nouvel album complètement cerveau-fondant, j’ai réécouté À La Ô Terre. Ce disque me rend jaloux. C’est rare que je dis ça, mais J’aurais aimé jouer dessus et y participer. C’est teeeellement mon genre.
- Manu Dibango – O Boso / Soul Makossa (1972) [Cameroun]
Je recommande à tous cette perle jazz-funk afrobeat ascendant calypso ultra mélodique et groovy. Que du bonheur!
- Djo – Twenty Twenty (2019) [US]
Twenty Twenty est un album électro/pop ascendant psychédélique de l’ancien membre des Post Animals, le fameux Joe Keery. À côté de son talent de comédien dans la célèbre série Stranger Things, le gars est aussi un fantastique musicien.
- Jimmy Hunt – Le Silence (2021) [QC]
Avant même de connaître l’annonce d’un nouvel album surprise de Jimmy Hunt, j’ai fait tourner celui-ci. Une œuvre courte, des petites phrases poétiques, des mélodies douces, une voix en retrait. Ça s’écoute l’oreille grande ouverte et ça nous enveloppe pour l’hiver.
- The Alan Parsons Project – Pyramid (1978) [UK]
Certainement parmi mes meilleurs de Mr. Parsons. Pyramid délaisse un peu le prog pour un son entièrement pop et de son temps, la fin des 70s, mais il est tellement catchy, transportant et bien arrangé avec des sonorités intéressantes, qu’on ne peut s’y plonger avec passion.
- Syd Barrett – Opel (compilation de 1988) [UK]
De l’histoire de la musique, Syd Barrett est un des artistes qui me fascine le plus. Cette compilation officielle contenant du matériel auparavant inédit enregistré entre 1968 et 1970 est donc un essentiel pour moi. Particulièrement pour la pièce étrange et envoûtante « Lanky » ou encore la magnifique « Milky Way ».
- Mirkwood – Mirkwood (1973) [UK]
Groupe hard rock aux accents psych, blues et garage, qui sonnent comme l’époque 67-71, mais qui semblent avoir publié leur truc plus tardivement, en 1973. Il y avait tout un guitariste dans cette formation, les solos et les riffs sont épatants, la production est parfaitement imparfaite et le produit est certifié 100% authentique.
LÉON LECAMÉ

- Steven Lynn – Soundtrack from an Imaginary Western (cinematic)
- Rakta – Falha Comum (industrial folk/power electronics/tribal)
- Special Request – What Time Is Love? Sessions (techno/ambient/idm)
- Housecat – Songs in a Quiet Key (guitares lounge/jazz)
- James Demon – After Life (ebm/dark techno)
- Drachenorden – A Knight Tales (blackambient/medieval/dungeon synth)
- Niladri Kumar – Revelation (sitar/folk indien)
- Aura Merlin – Illuminations (medieval/dungeon synth)
- Atomiste – Midnight Here We Come (dark jazz/bigband)
- Departure Chandelier – Satan Soldier Of Fortune (black metal)
- Magnum Innominandum – إمبراطورية مستحضر الأرواح (downtempo/barber beats)
- Fatoumata Diawara – Sissoko Segal Parisien & Peirani – Siân Pottok-Les Concerts Volants – ARTE Concert
https://www.youtube.com/live/v5AhGb_kTcs?si=hOYprRu4nOmFmHbq

Bonjour, je viens de découvrir votre blog, quelle magnifique séléction !!
Je vais me pencher sur vos autres articles.
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Merci 🙂 Bonnes découvertes !
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